Des blocages persistent encore entre les deux pays : l’Espagne dit maintenir une « main tendue » vers l’Algérie

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a assuré ce lundi 26 septembre qu’entre l’Espagne et l’Algérie, un certain degré de normalité a pu être rétabli dans les relations commerciales entre les deux pays. Cependant, le chef de la diplomatie espagnole a fait savoir qu' »il y a encore un blocage dans certaines opérations » sans préciser la nature de ces opérations encore bloquées entre les deux pays.

José Manuel Albares a indiqué également qu’il est confiant concernant le futur proche des relations algéro-espagnoles et espère ainsi une normalisation des échanges et des relations. Interrogé par des journalistes de la presse espagnole sur l’existence d’un quelconque contact ou dialogue direct avec les autorités algériennes pour remettre sur les rails les relations, suspendues depuis juin dernier, Albares a assuré que « la diplomatie exige la discrétion », mais que l’Espagne maintient « une main tendue ».

Pour rappel, le 8 juin dernier, l’Algérie avait suspendu un « traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération » conclu en 2002 avec l’Espagne, après le revirement de Madrid sur le dossier du Sahara occidental pour s’aligner sur la position du Maroc. L’Espagne avait dit à l’époque « regretter » la décision d’Alger.

Le traité prévoyait le renforcement du dialogue politique entre les deux pays et le développement de la coopération dans les domaines économique, financier, éducatif et de la défense. Un organisme bancaire clé en Algérie avait, par la suite, annoncé des restrictions sur les transactions commerciales avec l’Espagne, après la suspension de ce traité, selon un document publié par des médias locaux, peu après l’annonce de la suspension du traité hispano-algérien.

« Il vous est demandé de procéder au gel des domiciliations bancaires des opérations de commerce extérieur de produits et services, de et vers l’Espagne à compter du jeudi 9 juin », avait écrit  effectivement l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), dans une note adressée aux directeurs des banques et des établissements financiers.

Et depuis cette époque, les relations algéro-espagnoles sont plongées dans un cycle de tensions et les échanges économiques entre les deux pays ont été fortement secoués comme il a été expliqué dans les publications récentes d’Algérie Part.