Depuis presque 2 ans, 3 importants projets gaziers à l’arrêt dans l’indifférence générale du ministère de l’Energie

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C’est un véritable scandale inédit. Depuis presque 2 ans, trois importants projets de production de gaz naturel connaissent des perturbations permanentes et des arrêts de production incessants sans faire réagir le ministère de l’Energie qui se mure dans une indifférence scandaleuse et intrigante à la fois. Explications. 

Algérie Part a déjà fait des révélations à la fin du mois de mai 2022 concernant l’arrêt de production d’au moins deux importants projets gaziers alors qu’un autre projet gazier fonctionne à peine à hauteur de 50 % de son véritable potentiel de production. Cette situation fortement dommageable pour l’économie nationale perdure encore et toujours sans que la moindre solution n’ait été trouvée pour relancer comme il se doit la production gazière de ces trois projets.

Comme il a été révélé par nos précédentes publications, l’immobilisation de ces projets gaziers a provoqué une perte de production évaluée à près de 8 milliards de m3. Une quantité considérable qui se répercute très négativement sur la capacité d’exportation du pays qui encaisse ainsi d’immenses pertes en devises. Au ministère de l’Energie, Mohamed Arkab, l’homme qui a été reconduit dans ses fonctions de ministre d’un secteur névralgique et sensible pour l’Algérie lors du récent remaniement ministériel opéré le 8 septembre dernier, gère ce manque à gagner pour l’Algérie avec une désinvolture révoltante.

Selon nos investigations, Mohamed Arkab n’a même pas établi un seul rapport accablant contre la direction générale de Sonatrach à propos de la mauvaise gestion de ces trois projets gaziers. Il n’est même pas intervenu pour exiger des réponses rapides et des mesures concrètes aux problèmes de ces 3 projets gaziers partiellement ou intégralement paralysés depuis maintenant 2 ans à cause de plusieurs pannes et dysfonctionnements techniques.

Ce gâchis intervient au moment où les cours mondiaux du gaz naturel enregistrent chaque jour de nouveaux records à la hausse. Par rapport à la semaine dernière, ces cours mondiaux ont connu une hausse de 145.61% alors que depuis le début de ce mois septembre 2022, les prix internationaux du gaz naturel ont augmenté de 135 %.

Au lieu de profiter de cette embellie financière, l’Algérie « sabote » sa propre production nationale du gaz naturel à cause de l’incompétence de ses dirigeants incapables de trouver des solutions adéquates aux problèmes du secteur des hydrocarbures. Il faut savoir à ce propos que Mohamed Arkab est moqué à Alger pour sa méconnaissance crasseuse des enjeux du secteur le plus stratégique du pays, celui du gaz et du pétrole. Surnommé « l’électricien » parce qu’il est issu du groupe Sonelgaz où il a fait toute sa carrière notamment dans la production et distribution de l’électricité.  Depuis septembre 2010 jusqu’à août 2017, Mohamed Arkab avait occupé le poste de P-dg de la Compagnie de l’Engineering de l’Electricité et du Gaz (CEEG), filiale du Groupe Sonelgaz, chargé par mandat de la réalisation de l’ensemble du programme de développement des filiales métiers du Groupe Sonelgaz.

Ne disposant d’aucune compétence avérée pour pouvoir gérer le très complexe secteur des hydrocarbures, Mohamed Arkab aggrave la gabegie et la mauvaise gestion dont pâtit gravement ce secteur depuis les évènements malheureux de la crise politique ayant ébranlé le pays en 2019.

Pour rappel, les 3 projets gaziers dont la production est fortement perturbée ou à l’arrêt sont Touat Gaz, le champ gazier de Timimoun ainsi que le gisement ZCINA se trouvant à quelques encablures de Hassi Messaoud. Algérie Part avait publié précédemment tous les détails précis relatifs à l’importance de ces projets gaziers.