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mercredi, février 8, 2023

COVID-19. Près de 166 000 cas n’ont pas encore été dépistés en Algérie : le dépistage sanitaire cause toujours problème

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L’Algérie qui s’apprête à ouvrir partiellement ses frontières aériennes à partir du 1er juin prochain n’a toujours pas gagné la bataille du dépistage sanitaire de la COVID-19. Les tests de dépistage PCR ne sont toujours démocratisés et vulgarisés. Leur utilisation fait encore défaut en Algérie et les chiffres « officiels » soulèvent de nombreuses interrogations sur les capacités réelles de l’Algérie à détecter et identifier dans des délais raisonnables les symptômes de l’infection Covid-19. 

Un chiffre qui en dit long sur cette faiblesse criante de l’Algérie en matière de dépistage sanitaire de la COVID-19 : l’Algérie a recensé officiellement près de 166 000 cas probables jusqu’au 21 mai  dernier. Ce chiffre a été dressé officiellement par l’Institut National de la Santé Publique (INSP), un organisme scientifique relevant officiel du ministère algérien de la Santé. Ces personnes souffrent de tous les symptômes d’une infection à la COVID-19, mais elles n’ont pas été dépistées par des tests PCR ni comptabilisés dans les bilans officiels du ministère algérien de la Santé. Ces cas positifs ont été déclarés comme des “cas infectés” par la COVID-19 par le soignants dans les hôpitaux algériens à la suite d’un examen approfondi au scanner thoracique, mais sans être recensés par le ministère de la Santé parce qu’il n’y pas assez de kits de dépistage PCR afin de confirmer définitivement la positivité de ces patients.

Il est à noter que le nombre des cas probables en Algérie est plus élevé que le nombre des cas contaminés et confirmés qui est d’à peine 127 mille cas. Il y a donc en Algérie davantage de personnes probablement infectés par les symptômes de la COVID-19 que de personnes dépistées officiellement et déclarées comme souffrant d’une infection Covid-19.

Cette situation inédite et rarement constatée dans les autres pays du monde démontre  que le dépistage sanitaire à l’aide des tests PCR, les plus fiables scientifiquement pour détecter les symptômes pouvant caractériser l’infection Covid-19 chez les personnes suspectes, est encore très faible.

Les chiffres « officiels » recueillis par l’INSP démontrent à ce propos que les cas confirmés par les tests RT-PCR représentent à peine 54,1 % de l’ensemble des cas recensés en Algérie donc les cas probables qui n’ont pas pu être dépistés. « Cet indicateur est en légère
régression par rapport aux semaines précédentes où il était de 58,9 % et de 57,8 % respectivement entre le 01 et le 07 et entre le 08 et le 14 mai », nous apprend encore à ce sujet l’INSP.

Cette source scientifique autorisée confirme ainsi que  l’utilisation des tests de dépistage RT-PCR, des tests virologiques RT-PCR restent la technique de référence pour la détection de l’infection à la Covid-19 dans le monde entier, dans le diagnostic de la Covid-19 dépasse à peine les 50 % des cas à travers l’ensemble du territoire national.

A titre d’exemple, l’INSP explique dans les wilayas du centre du pays,  le taux d’utilisation de la RT-PCR est de 53,6 %. A peine quatre wilayas enregistrent un pourcentage de cas confirmés supérieur à 50 % dans tout le centre du pays.  Ce sont par ordre décroissant Tizi Ouzou (82,8 %), Boumerdes (78,5 %), Alger (73,3 %) et Bejaïa (58,8 %). La wilaya de Djelfa enregistre autant de cas confirmés que de cas probables. C’est dire que les kits de dépistage des tests RT-PCR font cruellement défaut.

Une autre wilaya du centre du pays, la wilaya de Aïn Defla « utilise presque exclusivement l’imagerie médicale pour le diagnostic de la Covid-19 », nous apprend ainsi l’INSP selon lequel au niveau de la wilaya de Médéa, le pourcentage d’utilisation des tests RT-PCR est encore faible et dérisoire et atteint à peine les 7 % !

C’est dire enfin que l’accès aux tests de dépistage RT-PCR demeure très problématique en Algérie. Dans ces conditions, l’Algérie pourra-t-elle réellement contrôler et surveiller les arrivées de plusieurs milliers de passagers lors de la réouverture des frontières aériennes ? Si l’Algérie n’a pas pu dépister sérieusement 166 mille de ses ressortissants nationaux, comment peut-elle dépister correctement 2 ou 3000 passagers par jour qui débarquent dans les aéroports nationaux ? Selon plusieurs sources gouvernementales approchées par Algérie Part, les autorités ont exigé le paiement anticipé des frais du test de dépistage du COVID-19 avant l’embarquement des voyageurs désireux de revenir sur le territoire national. Avec cette mesure, l’Etat algérien s’assure qu’il ne va pas supporter tout seul le coût d’acquisition des tests virologiques RT-PCR. En vérité, l’Algérie manque cruellement de moyens financiers pour démocratiser massivement l’utilisation des tests de dépistage sanitaire. A la diaspora algérienne de mettre la main à la poche…

 

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3 COMMENTS

  1. C’est un mensonge d’affirmer que le test PCR est gratuit en Europe ou ailleurs
    La France est l’exception qui confirme la règle
    Le test est payant partout même pour les nationaux et coûte entre 50€ et 300 € selon les pays`
    Le prix du confinement à l’hôtel d’une semaine revient en moyenne à 2000 euros par personne ( exemple Grande Bretagne)