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dimanche, janvier 29, 2023

COVID-19. Des hausses spectaculaires de 300 jusqu’à 400 % des nouvelles contaminations dans certaines wilayas autour d’Alger

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Depuis la fin du mois de juin dernier, la situation sanitaire est de plus en plus inquiétante notamment au centre du pays et au niveau des wilayas qui ceinturent la capitale Alger. Le dernier rapport sur la situation épidémiologique de l’Institut National de la Santé Publique (INSP), un organisme relevant officiellement du ministère de la Santé et chargé de mener des enquêtes de terrain sur les épidémies qui menacent potentiellement la santé publique en Algérie, a confirmé l’explosion des nouvelles contaminations dans plusieurs wilayas avec des taux d’augmentation qui atteignent les 300, voire les 400 % dans certaines régions. 

Prenons l’exemple de Chlef et Aïn Defla, deux wilayas du centre situés à l’ouest de la capitale Alger. Ces wilayas n’ont pas cessé d’enregistrer une augmentation des notifications des cas confirmés durant les trois dernières semaines du mois de juin. Et jusqu’au 28 juin dernier, ces deux wilayas ont enregistré une hausse des cas confirmés de COVID-19 avec une augmentation respective de de 90,0 % à Chlef et de 300,0 % à Ain Defla.

Le dernier rapport de l’INSP nous apprend également que la hausse a été nettement plus tempérée à Alger entre le 22 et le 28 juin. La capitale Alger a subi une augmentation de 8,4 % des nouvelles contaminations. Néanmoins, dans les autres wilayas du centre du pays, les chiffres sont beaucoup plus alarmants. A titre d’exemple, à Djelfa, les notifications des nouvelles contaminations ont augmenté durant la même période de… 400 % ! Une véritable explosion.

Et même ces chiffres sont à prendre au conditionnel car la réalité est beaucoup plus inquiétante que cela en raison de l’importance des cas probables, à savoir des patients développant tous les symptômes de l’infection à la COVID-19 mais qui n’ont pas été dépistés par des tests PCR, les plus fiables scientifiquement considérés comme une référence pour dresser des statistiques officielles sur la progression de l’épidémie.

Il faut savoir à ce propos qu’au cours des deux dernières semaines, les wilayas de région Centre du pays utilisent aussi bien la RT-PCR que l’imagerie médicale dans le diagnostic de la Covid-19. Ces wilayas enregistrent 1 122 cas confirmés et 1 195 cas probables entre le 22 et le 28 juin versus 1 116 et 1 108 entre le 15 et le 21 juin. Il convient de signaler que des wilayas comme Chlef, Tipaza et Aïn Defla, déclarent deux fois plus de cas probables que de cas confirmés au cours des deux dernières semaines. C’est dire enfin que les ravages de l’épidémie sont nettement plus importants et plus élevés par rapport à ce qui est annoncé quotidiennement dans les bilans officiels du ministère de la Santé.

 

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2 COMMENTS

  1. Le vaccin n’est pas destiné au peuple plutôt pour les voisins ,a savoir si vraiment l’Algérie est dirigée par des algériens ,ce n’est par ce qu’ils sont nés en Algérie qu’ils sont de souche algériens ,on a eue un marocain au pouvoir durant 20 années et qui a fait rentrer 700 milles marocains en Algérie. A l’indépendance il y a eue un grand trafic de documents et c’était très facile pour avoir des documents algériens,a preuve de Saïdani le tunisien qui est devenu le patron du FLN et surtout que depuis qu’il est résident au Maroc il revendique sa nationalité tunisienne, donc ça m’étonne que l’Algérie soit dirigé par des algériens ,on a vu Badji le dernier patron du FLN marié avec une marocaine dont le frère de sa femme et un colonel du DRS marocain et on le voit toujours a côté de tebboune. Il y a de quoi s’inquiéter .

  2. @ saber
    A l’indépendance il y a eu un grand trafic de documents…

    Bien entendu comme toujours dans des cas de grands changements et c’est normal. Mais ce qui ne l’était pas, c’était ces combattants de la dernière heure qui devenaient subitement les héros de la Guerre d’Indépendance —sans avoir tirer un seul coup de feu— contre l’armée des colons.

    Et il y en a eu des milliers de soit disant patriotes de cette trempe qui se sont retrouvés au FLN que chapeautait, à l’époque, la clique des militaires qui soutenait Boumediene. Et c’était tous de vrais algériens pourtant mais qui mentaient sur leur passé pour être à la meilleure place au bon moment. Un exemple entre autres, le directeur d’une école primaire du constantinois où j’avais été nommé en 1962. Il nous avait été présenté pour avoir été capitaine dans l’ALN. La vérité était qu’il avait été un simple scribouillard dans une entreprise à Alger. Inutile de préciser qu’il n’était pas à la hauteur de la tâche.

    A la rentrée de 1963, suite à des protestations de nombreux parents, et bien qu’il ait eu des protections politiques, il a été remplacé par un coopérant français qui a dû reprendre en main les classes, toute l’organisation pédagogique, la gestion de l’école et rétablir au sein de l’école un climat de travail, de discipline et de confiance entre élèves, maîtres, et parents. Avec le peu de moyens dont on disposait à cette époque. Ce coopérant étranger et gaouli de surcroit, durant ses cinq années en Algérie, a travaillé consciencieusement et en connaissance de cause pour le bien des enfants et pour notre pays.

    Ce qui permet de penser que pour faire du bon travail, il ne suffit pas que l’on soit de souche algérienne pour construire notre pays. La Liberté, le Travail, l’Intelligence, le Progrès, la Justice, tout ce qui contribue à améliorer le sort de l’Homme sur Terre, ne sont pas le fait d’une appartenance nationale. Ce sont des données universelles que l’on porte sincèrement en nous, ou non. Ainsi à partir de l’hypothèse que vous soulevez, en considérant que la naissance uniquement algérienne serait pour vous la condition sine qua non pour que l’Algérie soit parfaitement gouvernée est un concept qui rejoint celui des adeptes lepenistes de « la France aux Français » qui voit en nos émigré des traîtres et/ou incapables.

    Or, quand vous citez Saïdani, Badji pour illustrer que nous avions été gouvernés par des crapules d’origine étrangères, tunisiennes et marocaines, et qu’il y a lieu de s’inquiéter, vous omettez de citer les crapules nées en Algérie de parents 100% algériens qui revendaient leurs lingots d’or sur le marché informel d’Alger, ceux qui ont trafiqué et se sont enrichi dans l’import/import pendant 20 ans, ceux qui ont reçu des pots de vin suite à la construction d’autoroutes et autres logements, ceux qui ont reçu des rétrocommissions sur les achats d’armes, et j’en passe! Sans parler du népotisme actuel favorisant l’incivisme qui amène à la déliquescence de la société.

    Ailleurs, dans maints pays où la valeur d’un homme et d’une femme ne s’évalue pas à partir d’un lieu de naissance mais à partir de compétences et de principes de vie basée sur le travail, le civisme, le courage, l’ouverture sur le futur, l’intelligence, ces pays progressent pour le bien de leurs citoyens ainsi que pour le bien des femmes et hommes de toute la terre.

    L’histoire de Ugur Sahin, arrivé en Allemagne à l’âge de quatre ans avec sa mère pour rejoindre son père qui travaillait dans les usines automobiles Ford à Cologne et celle de Özlem Türeci qui est la fille d’un médecin turc venu s’installer dans le nord de l’Allemagne en sont une preuve parmi des millions d’autres. Lorsque l’américain Pfizer annonce qu’un vaccin contre le Covid serait désormais efficace à 90% derrière ce succès médical se cache également une intégration réussie, celle de deux chercheurs allemands issus de l’immigration turque.
    Comme nombre de nos compatriotes dont les enfants sont devenus, ou eux-mêmes, journalistes, médecins, chercheurs, politiques, écrivains en France particulièrement, sans que l’on tienne rigueur de leur lieu de naissance ou de l’origine de leurs parents. A part les racistes à la mode lepen, bien entendu qui ne voit que la délinquance de quelques uns pour fustiger tous les autres.

    Si l’on n’a pas de vaccins à qui la faute?
    Si l’on n’a pas assez vacciné, à qui la faute?
    Si l’hôpital public fonctionne mal à qui la faute?

    Si la gouvernance n’a pas été capable d’anticiper le sort des 5 millions d’Algériens diabétiques présentant particulièrement des vulnérabilités à l’égard du Covid-19. Car s’ils n’ont pas plus de risque d’être contaminés que les autres citoyens, en tant que malades chroniques, ils sont en revanche susceptibles de voir leur pathologie se déséquilibrer, en cas de moindre surveillance. En outre, les patients diabétiques non équilibrés ou présentant des complications sont plus à risque de développer, en cas d’infection, des formes graves du Covid-19. A qui la faute?

    En effet, devant toutes ces question, il y a de quoi s’inquiéter.