Coopération économique et investissements : l’Algérie ne fait pas partie des pays prioritaires pour la Suisse

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L’Algérie n’est pas considérée comme un pays prioritaire par les autorités suisses en matière de promotion économique extérieure visant à développer les investissements suisses à l’étranger et encourager les échanges économiques entre les entreprises suisses et leurs partenaires étrangers. 

En Suisse, il existe un organisme appelé le Switzerland Global Entreprise (S-GE)  qui aide les entreprises suisses à trouver des partenaires en Algérie ou à résoudre des questions juridiques. Mais ces partenariats sont très difficiles à concrétiser parce que l’Algérie ne fait pas partie des pays prioritaires du Swiss trade promotion programme for international economic development (SIPPO).  Il faut savoir que le programme Suisse de Promotion de l’Importation (SIPPO) est un mandat de longue date établi par le Secrétariat d’Etat suisse aux Affaires Economiques (SECO)  dans le cadre de sa coopération au développement économique.

Cet instrument vise à réaliser la promotion des importations en provenance des pays en développement ou en transition. En clair, la suisse veut encourager la stabilité à long terme des structures d’exportation des pays partenaires à travers des mesures qui vise une meilleure intégration des pays émergents et des pays en développement dans le commerce mondial. Malheureusement, les entreprises exportatrices algériennes sont exclues de ce programme car l’Algérie n’est inscrite dans les priorités de la Suisse en matière de coopération économique.

Pour l’heure, seule l’Ambassade de Suisse à Alger fournit à des PME suisses et algériennes des réponses à leurs demandes d’informations administratives ou de contacts, nous apprend à ce sujet un récent rapport économique dédié à la situation actuelle de l’économie algérienne. Un rapport qui a été établi par les services de l’ambassade de Suisse en Algérie.

Ce rapport souligne enfin que « la présence de la Suisse sur les salons et foires économiques est actuellement assez faible » car seulement « une dizaine d’entreprises ont participé ces deux dernières années à des foires en Algérie ». Ce qui dénote du grand désintérêt affiché par les investisseurs suisses à l’Algérie, pourtant, l’un des pays les plus importants du continent africain.