Confidentiel. Toufik Hakkar, l’homme qui se met tout le monde à dos en Algérie

3
1310

C’est une scène qui en dit long sur les relations envenimées et très tendues qu’entretient l’actuel PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, avec ses divers interlocuteurs. Vendredi passé lors de sa visite d’inspection au complexe pétrochimique de Skikda,  le PDG de Sonatrach est ouvertement interpellé par un député de la région qui lui réclame du sponsoring au profit des associations sportives de la wilaya. 

Toufik Hakkar répond froidement et sèchement en affirmant qu’il ne s’est pas déplacé jusqu’à Skikda pour parler du sponsoring. Dépité, le député lui rend la pareille : « pourquoi notre région est condamnée à ne recevoir que la pollution de la part de Sonatrach ? Nous méritons votre attention et votre soutien ». Toufik Hakkar s’énerve et répond une nouvelle fois avec beaucoup d’agressivité refusant tout dialogue constructif avec cet élu de la wilaya de Skikda. Le député est choqué et ne retient plus sa colère : « je suis un député du parlement et j’ai le droit de vous interpeller. Je ne vous ai pas manqué  de respecter en vous réclamant du sponsoring pour nos associations sportives locales ». Le dialogue de sourds  tourne à la dispute et il aura fallu que des agents de sécurité interviennent brusquement pour séparer les deux hommes qui ont failli en venir… aux mains !

Cette violence inouïe qui caractérise les rapports de Toufik Hakkar avec les interlocuteurs  qui ne partagent pas ses centres d’intérêts n’est guère un acte isolé. Preuve en est, l’actuel PDG de Sonatrach collectionne les relations tendues avec de nombreux hauts responsables du secteur des hydrocarbures.

Nourredine Daoudi, le président de l’Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources en Hydrocarbures (ALNAFT) depuis le 23 avril dernier, Rachid Nadil, président de l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH), ou même le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, Toufik Hakkar s’est disputé ces dernières semaines avec tous ces hauts commis de l’Etat dans le secteur des hydrocarbures. Prises de bec, malentendus, incompréhension, échanges nerveux et communication très tendue, etc., les rapports professionnels de Toufik Hakkar avec ses interlocuteurs suscitent une énorme polémique au sein du sérail algérien et soulèvent de sérieuses inquiétudes sur l’incohérence dont souffre actuelle le secteur le plus névralgique du pays, le seul pourvoyeur de devises pour l’Etat algérien. « Avec son sale caractère et son assurance orgueilleuse, Toufik Hakkar donne l’impression qu’il est supérieur à ses interlocuteurs et collaborateurs. Il veut faire croire aux gens qu’il est protégé et jouit de toutes les prérogatives parce que le Premier-ministre, Abdelaziz Djerad, le protège et le parraine. Cette attitude est très dangereuse et porte préjudice à la stabilité d’un secteur fragilisé par une terrible crise financière », souligne enfin une source bien introduite au sein du ministère de l’Energie qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur cette gabegie provoquée par l’attitude irresponsable du PDG actuel de Sonatrach.

3 COMMENTS

  1. C’est la nouvelle ancienne Algérie de Tebboune bientôt en aura Saïd boutef ou Sellal comme 1 premier ministre ,si hakkar agit de cette façon c’est qu’il a un général derrière lui et pourtant il a été condamnée .la nomenclatura est très puissante et il n’y a pas de place pour le peuple. Alors les boeufs vont voter et claquer les mains comme d’habitude.