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mardi, janvier 31, 2023

Confidentiel. Tarek Belaribi, Youcef Chorfa et Saayoud : le plan de remaniement de Tebboune qui a échoué

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Le Palais Présidentiel d’El-Mouradia a travaillé pendant plusieurs semaines sur un vaste plan de remaniement ministériel qui a fini par être enterré et abandonné faute d’un consensus approfondi au plus haut sommet de l’Etat et de plusieurs tergiversations ayant alimenté des divergences au sein de l’entourage du Chef de l’Etat, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Ce plan de remaniement devait permettre la promotion de trois personnalités politiques : Tarek Belaribi, Youcef Chorfa et Saïd Saayoud. Explications. 

Ces trois personnalités étaient placés sur le podium des promotions voulues et souhaitées par Abdelmadjid Tebboune dans la composition de ce futur gouvernement qui n’a pas pu finalement voir le jour. Mohamed Tarek Belaribi, l’actuel ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville, est l’un des collaborateurs les plus proches et les plus fidèles d’Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier lui accorde une grande confiance et voulait ainsi miser sur lui pour le promouvoir en tant que… Premier-ministre afin de remplacer Aïmene Benabderrahmane. Ceci dit, plusieurs conseillers de Tebboune l’ont dissuadé de faire ce choix en raison du jeune âge de Tarek Belaribi, 50 ans, et son inexpérience avérée pour gérer de nombreux dossiers échappant à son domaine de compétence.

En plus, l’ex-Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Amélioration et du Développement du Logement AADL (du 13 Avril 2015- 12 Octobre 2017
et du 23 Janvier 2021 – 21 Février 2021) est toujours en charge de la réalisation de plusieurs projets importants dans le secteur de l’Habitat, des projets dont Abdelmadjid Tebboune a cruellement besoin pour « soigner » le bilan de son premier mandat présidentiel. Parachuter dans ces conditions Tarek Belaribi à la tête du Premier-ministère s’était donc avérée une option très risquée pour Tebboune qui a fini par geler cette décision. Toutefois, d’ici 2024, Tarek Belaribi est promis à occuper des fonctions très importantes au sein de l’Etat algérien et Tebboune envisage bel et bien de l’utiliser grandement sur son échiquier.

Au ministère de l’Intérieur, l’un des postes et départements régaliens les plus sensibles du pays, Tebboune voulait placer l’actuel ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Youcef Chorfa, considéré lui-aussi comme l’un de ses hommes de confiance. L’ex-Wali de Blida de 2018 à 2020 et d’Alger de 2020 à 2021 est l’un des dirigeants les plus appréciés par Abdelmadjid Tebboune. Chorfa dispose d’une grande expérience dans la gestion des affaires des collectivités locales et il est considéré comme un expert des dossiers relevant du ministère de l’Intérieur. Il avait, de surcroit, au cours de sa carrière lancée en 2005 dirigé plusieurs wilayas comme Laghouat, Batna ou Annaba. Sa promotion en tant que ministre de l’Intérieur parait certaine même si elle était gelée momentanément en raison du report dont a fait l’objet ce plan de remaniement ministériel élaboré par l’entourage de Tebboune.

Saïd Saayoud, le controversé et sulfureux Wali d’Oran, devait incarner le visage du renouveau du futur gouvernement voulu par Tebboune. Sa promotion en tant que ministre a été actée alors qu’il n’avait pas cessé de susciter plusieurs polémiques en raison notamment de ses sorties maladroites sur le terrain et sa gestion peu exemplaire du dossier des préparatifs des Jeux Méditerranéens d’Oran sans oublier le scandale de la construction du mur sur la façade maritime des plus belles stations balnéaires d’Oran pour endiguer le fléau de la harga. Selon nos informations, Saïd Saayoud devait hériter du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Mais les ambitions du Wali d’Oran ont été stoppées par ce report brutal et inattendu du remaniement ministériel. Renvoyé après après le 5 juillet prochain, ce remaniement ministériel a semé les graines de la frustration et de la désillusion chez de nombreux fonctionnaires de l’Etat qui rêvaient de savourer leurs promotions. Indécis et craignant les conséquences de potentiels mauvais choix, Tebboune a préféré temporiser et revoir sa copie.

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