Confidentiel. Situation de blocage inédite au ministère des Transports

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Le ministère des Transports que dirige depuis le 9 septembre dernier Kamel Beldjoud, l’ex-ministre de l’Intérieur, est plongé depuis plusieurs semaines dans une situation de blocage totalement inédite. L’ensemble des activités des services et directions centrales de ce département ministérielles sont gelées et tous les dossiers en cours de traitement connaissent des retards considérables en raison du départ ou limogeage de plusieurs cadres et directeurs centraux, a pu constater Algérie Part au cours de ses investigations. 

Les opérateurs économiques nationaux ne trouvent plus aucune oreille attentive au niveau de ce département ministériel. Les autorisations administratives sont délivrées au compte-gouttes et les réceptions se font de plus en plus rares au profit des interlocuteurs institutionnels ou privés de ce ministère entièrement paralysé par les dysfonctionnements et les incohérences de son organisation interne.

Mourad Khoukhi, l’homme qui occupait les fonctions de secrétaire général du ministère des Transports depuis fin décembre 2020 a été relevé de ses fonctions dans un climat très malsain par l’ex-ministre Abdallah Mounji qui a été promu lors du dernier remaniement ministériel secrétaire général de la Présidence de la République. Mourad Khoukhi était l’ancien directeur Général des transports au ministère des travaux publics et des transports et il était beaucoup apprécié par ses collaborateurs. Selon nos investigations, il a été remplacé par un secrétaire général par intérim qui ne jouit d’aucune prérogative pour pouvoir prendre des décisions et gérer les affaires courantes du ministère des Transports. Ce nouveau SG intérimaire n’a pas bénéficié également d’une délégation de signature et ne peut donc statuer sur aucun dossier administratif déposé sur son bureau.

A cette situation rocambolesque, il faut ajouter le limogeage et exclusion d’au moins 4 importants directeurs centraux du ministère des Transports. Des décisions prises également par l’ex-ministre Abdallah Mounji. Kamel Beldjoud hérite ainsi d’un ministère entièrement chamboulé, mais depuis son installation, force est de constater qu’il n’a strictement fourni aucun effort pou ramener la stabilité à ce département important du gouvernement algérien. Selon nos sources, Beldjoud est totalement démotivé et démobilisé depuis sa prise de fonction. L’ex-ministre de l’Intérieur affiche clairement sa déception à la suite de ce qui s’apparente à une « régression » dans sa carrière professionnelle de fonctionnaire au service de l’Etat.