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dimanche, janvier 29, 2023

Confidentiel. Retards dans la réalisation des stations de dessalement : Abdennour Kimouche, l’homme de main de Hakkar, limogé par le Gouvernement

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Abdennour Kimouche, le PDG de l’Algerian Energy Company « spa », dénommée par abrégée « AEC », l’une des filiales les plus stratégiques de SOnatrach, a été limogé récemment à la suite de l’intervention du gouvernement dans le dossier des retards constatés dans la réalisation de plusieurs importantes stations de dessalement à Alger, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations.  

AEC est l’entreprise publique chargée de développer les projets de Dessalement d’Eau de Mer. Un domaine névralgique dans un pays comme l’Algérie en proie au stress hydrique et aux pénuries de plus en plus importantes de l’eau potable. AEC gère au moins 11 usines réparties sur tout le littoral, dans lesquelles AEC a des participations allant de 30 à 49 %, en association avec des partenaires étrangers. Abdennour Kimouche, nommé dans ses fonctions en juin 2020, est l’un des plus fidèles et proches lieutenants du PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar.

Ce dernier a toujours veillé sur son protégé en dépit de son implication dans plusieurs affaires scabreuses.  Algérie Part avait révélé fin septembre 2020 que l’audit des comptes de Sonatrach diligenté par la Présidence avaient révélé des abus de pouvoirs et des détournements dépassant tout entendement. Sonatrach avait loué à Abdennour Kimouche une villa luxueuse sur les hauteurs d’Alger pour la somme faramineuse de 1 200 000 DA (soit 120 millions de centimes). Or, Abdennour Kimouche avait bénéficié de quatre appartements à Sonatrach. A Alger, le premier bien se situe au niveau de la cote-rouge, commune de Hussein Dey, le second au niveau des grands vents commune de Ouled-Fayet, alors que les deux autres propriétés se trouvent l’une à Oran et l’autre au niveau de Béthioua-Arzew.

Pourtant, la procédure en vigueur à Sonatrach pour les mesures d’accompagnement de ses cadres dirigeants, énonce que la prise en charge de la location de leur habitation n’est possible qu’à la seule condition qu’ils n’aient pas bénéficié d’un logement de fonction sur le territoire algérien, ou si tel est le cas, s’ils s’en sont désistés et ont restitué ces biens.

Mais c’est la scandaleuse mauvaise gestion des stations de dessalement qui va finir par ébranler définitivement le petit protégé de Toufik Hakkar.

Le 29 juillet 2021, des lettres d’engagement ont été signées jeudi entre les deux filiales de Sonatrach, AEC et ENGCB, avec la société Cosider canalisation, pour la réalisation de trois stations de dessalement d’eau de mer, à Bordj El Kiffan, El Marsa (Alger) et Corso (Boumerdès) pour alimenter la région Est de la capitale.

Ces documents avaient été signés en présence du ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, et celui des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Kamel Hasni, des walis d’Alger et de Boumerdès, en plus des cadres dirigeants de l’Algérienne des eaux (ADE). Les capacités de production des stations de dessalement de Bateau cassé à Bordj El Kiffan, d’El Marsa et de Corso sont, respectivement, de 10.000 m3/j , 60.000 m3/j et de 80.000 m3, selon les données révélées lors de la cérémonie de signature.

Le projet de Bordj El Kiffan devait être réalisé dans une durée de cinq mois, celui d’El Marsa sera mis en service également cinq mois après son lancement, mais de manière partielle, avant d’atteindre son niveau de production optimum dans neuf mois. Quant au projet de Corso, il devait entrer en service partiellement six mois après son lancement (40.000 m3/j) pour tourner à plein régime dans 12 mois.

Il s’avère qu’aucun délai fixé n’a été respecté et ces projets tournent au ralenti provoquant ainsi un malaise général au plus haut sommet du gouvernement algérien qui avait beaucoup tablé sur ces stations de dessalement pour se préparer aux éventuelles pénuries de l’eau potable qui verront le jour en été 2022 en raison de la sécheresse sévissant sur de nombreuses vastes régions du territoire national faisant craindre ainsi encore un autre été terrifiant pour la population algérienne qui avait souffre du fléau de la pénurie de l’eau potable en 2021.

Selon nos investigations, pour expliquer les retards constatés dans la réalisation de ces projets, c’est la société publique COSIDER qui a adressé un rapport accablant au Premier-ministre, Aïmene Benabderrahmane, pour se plaindre de la mauvaise gestion scandaleuse dont fait preuve Sonatrach et notamment d’AEC dans ses projets attendus impatiemment par le gouvernement.

Le Premier-ministre passe à l’action à la suite de ce rapport accablant et exige des sanctions exemplaires pour punir cette incompétence avérée à gérer des projets d’une importance majeure pour le pays. Le limogeage de Kimouche est tombée ainsi comme un couperet et Toufik Hakkar n’a rien pu faire pour activer ses connaissances au plus haut sommet du pouvoir algérien afin de sauver la tête de son soldat.

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