Confidentiel. Prévu après le 5 juillet, le remaniement ministériel reporté jusqu’à la fin du mois d’août

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Le fameux vaste remaniement ministériel qui était attendu en Algérie depuis le 5 juillet dernier et les festivités de célébration du soixantenaire de l’Indépendance du pays n’aura pas lieu avant la fin de ce mois d’août, a pu confirmer Algérie Part auprès de plusieurs sources bien introduites au sein du régime algérien. Faute de consensus autour des personnalités qui devront occuper les postes-clés de ce futur gouvernement, ce remaniement ministériel a été reporté pour la énième fois. 

Le futur nouveau gouvernement algérien n’est pas près de voir le jour, a-t-on pu confirmer au cours de nos investigations. Jusqu’à ce début du mois d’août, les propositions « des personnalités ministrables » continuent d’affluer sur le bureau du Chef de l’Etat au Palais Présidentiel d’El-Mouradia. De nombreux enquêtes d’habilitation ont été enclenchées par les services de sécurité sur les cadres supérieurs proposés sur ces listes soumises à la Présidence de la République.

Des dizaines de noms ont circulé sur ces listes, mais aucun choix définitif n’a été fait et aucune personnalité ne semble, pour le moment, avoir été privilégiée pour les portefeuilles régaliens du futur gouvernement, à savoir les ministères les plus névralgiques comme la Justice, les Affaires Etrangères ou l’Intérieur.

Selon nos sources, les pourparlers et les conciliabules se poursuivent au niveau Palais Présidentiel d’El-Mouradia et l’ossature du futur gouvernement n’a toujours pas été esquissée faute essentiellement de consensus autour de la figure du futur Premier-ministre qui devra conduire la future nouvelle équipe gouvernementale. Comme il a été révélé récemment par Algérie Part, Abdelmadjid Tebboune semble vouloir imposer Kamel Beldjoud, l’actuel ministre de l’Intérieur. Mais ce choix suscite beaucoup de polémiques et de débats au sein de l’entourage du Chef de l’Etat en raison de l’inexpérience et le manque criant et avéré de compétences de Beldjoud dans certains domaines sensibles comme le secteur économique. Par ailleurs, Beldjoud compte de nombreux détracteurs qui lui reprochent ses accointances passées avec des personnalités sulfureuses de l’ancien régime Bouteflika ainsi que sa proximité avec certains businessmans véreux qui ont été récemment emprisonnés à la suite de gros scandales de corruption.

Sans consensus autour du choix du futur Premier-ministre qui devra remplacer Aïmene Benabderrahmane, qui dirige l’actuel gouvernement depuis le 30 juin 2021, il est fort probable que l’Algérie devra attendre encore plusieurs semaines, voire des mois, la mise en place d’un nouveau gouvernement pour lancer de nouvelles réformes et des chantiers capitaux pour le redresser de la situation économique et sociale du pays. Selon nos sources, d’ici le 24 août prochain, le Président Tebboune devra se prononcer sur certaines propositions de listes de nouveaux ministres qui lui ont été soumises. Mais rien ne garantit qu’une décision définitive sera prise à cette date-là.