Confidentiel. Les derniers travaux de forage confirment que la supposée « importante découverte de gaz » à Hassi R’mel est une fumisterie

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Un deuxième forage mené au cours de ce mois de septembre dans le cadre d’un programme de travaux de développement du gisement de Hassi R’mel a démontré que l’annonce faite par la direction générale de Sonatrach le 27 juin dernier d’une supposée importante découverte de gaz à condensat est totalement infondée. Algérie Part a pu confirmer au cours de ses investigations que ce deuxième forage s’est soldé par un décevant diagnostic du le réservoir Lias Carbonaté -LD2- au niveau du périmètre d’exploitation de Hassi R’Mel. 

Il n’y a strictement aucun potentiel important en hydrocarbures dans ce réservoir comme l’avait fait croire précédemment la direction générale de Sonatrach. Les volumes potentiellement exploitables de ce puits de gaz sont faibles et insignifiantes et ne permettent aucune possible rentabilité économique, attestent les résultats de ce deuxième forage mené par les équipes de la division exploration et production de Sonatrach à Hassi R’mel.

L’annonce faite par la direction générale de Sonatrach le 27 juin dernier s’était appuyée sur une évaluation préliminaire qui était exagérée et fausse. A l’époque, la direction générale de Sonatrach évoquait un volume qui « varie entre 100 et 340 milliards de m3 de gaz à condensat » et prétendait que « ces volumes constituent l’une des plus grandes réévaluations des réserves des 20 dernières années ».

Toutes ces informations avancées par les hauts responsables de l’actuelle administration de Sonatrach ont été démenties par les résultats du deuxième forage mené au niveau de ce puits de gaz situé dans le périmètre de Hassi R’mel. Les résultats du  programme de travaux de développement lancée pour confirmer les volumes estimés sont sans appel pour la direction générale de Sonatrach.

Pour rappel, Algérie Part a été le seul média algérien qui avait remis en cause la fiabilité de cette annonce fantaisiste de la direction générale de Sonatrach en apportant des éléments factuels qui expliquent les contours d’une vaste opération de manipulation destinée à faire croire aux Algériennes et Algériens que leur pays est toujours capable d’exporter de nouveaux volumes de gaz naturel vers l’étranger sans épuiser les anciennes réserves prouvées de cette richesse nationale.