Confidentiel. Le remaniement ministériel reporté à juillet : vers le prolongement du statu-quo en Algérie ?

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Le statu-quo et l’immobilisme seront, visiblement, prolongés en Algérie alors que le pays subit l’une de ses pires crises économiques et financières en dépit de la montée vertigineuse des cours mondiaux du pétrole et du gaz naturel. Algérie Part a pu confirmer au cours de ses investigations que le vaste remaniement ministériel prévu au cours de ce mois de mai par Abdelmadjid Tebboune a été reporté jusqu’au mois de juillet prochain. Aucun changement important ou majeur ne devra avoir lieu d’ici le 5 juillet, date à laquelle l’Algérie va célébrer le 60e anniversaire de son Indépendance. 

Selon diverses sources bien introduites au sein du sérail algérien et approchées par Algérie Part, le gouvernement dirigé actuellement par Aïmene Benabderrahmane ne devrait pas subir de « lifting » ni de « changements profonds » avant le mois de juillet en raison de l’absence d’un consensus au plus haut sommet de l’Etat algérien sur la composante du futur gouvernement qui devrait le remplacer. Les tractations menées autour du Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, n’ont pas abouti à l’élaboration d’une liste de nouvelles « personnalités ministrables » capables de réussir les missions qui leur seront confiées à la tête des départements ministériels les plus stratégiques du pays.

Même le choix d’un nouveau Premier-ministre n’a pas pu être dégagé en raison des divergences internes qui minent l’entourage d’Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier aurait préféré ainsi temporiser et retarder l’annonce de son nouveau gouvernement en reportant ce processus jusqu’au mois de juillet qui sera un tournant majeur dans le mandat présidentiel. Et pour cause, d’ici le 5 juillet prochain, des changements importants à la tête de plusieurs institutions sécuritaires et militaires devront être concrétisés. L’occasion sera ainsi donnée à Tebboune de trancher définitivement sur l’identité de son futur gouvernement qui devra travailler sérieusement sur la relance économique d’une Algérie patinant dans le marasme social et financier.