Confidentiel – L’Ambassadeur Antar Daoud Hors-la-loi, il Refuse d’Appliquer un Décret du Gouvernement Algérien !

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Au début de ce mois de mars, certains médias bien informés annonçaient la visite à Alger du Premier Ministre français Jean Castex pour prendre part à la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau franco-algérien (CIHN). Deux dates avaient alors été avancées, les 23 et 24 mars 2022.

L’ambassadeur d’Algérie en France, Monsieur Mohammed-Antar Daoud s’était même déplacé en Algérie, au début de ce mois de Mars, pour préparer cette visite tant attendue mobilisant des responsables ministériels et des ressources diplomatiques et financières importantes.

Il est à noter qu’une telle visite, à ce niveau de représentation, n’a plus eu lieu depuis 2017 qui avait vu le CIHN se réunir, à Paris, sous la co-présidence de Messieurs Edouard PHILIPPE, Premier Ministre de la République française, et Ahmed OUYAHIA, Premier Ministre de la République Algérienne Démocratique et Populaire.

L’ambassadeur d’Algérie Mohamed-Antar Daoud, qui aime abusivement médiatiser ses faits et gestes, a déclaré quelques jours avant son départ pour Alger, au cours d’une interview accordée à Canal Algérie, que des lobbies hostiles au rapprochement entre la France et l’Algérie s’agitaient dans l’ombre.

D’un ton martial ne souffrant pas la contradiction, il assenait lourdement : « De par ses principes, l’Algérie dérange énormément ».

Ces paroles dont la légèreté ont choqué plus d’un, car non étayées par le Représentant de l’Etat algérien en France, sont bien évidemment une grossière tentative de diversion !

En effet et de sources bien informées du sérail Algérien, l’impossibilité de tenir à Alger la 5ème session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) est plutôt à imputer au bilan négatif de l’ambassadeur Daoud.

On sait déjà que sa gestion catastrophique de l’Ecole Internationale Algérienne en France (EIAF), où il se comporte en véritable despote, hurlant sur son directeur et ses enseignants alors que là n’est pas son rôle, ou encore l’inefficacité de son action concernant la dissolution du service de l’enseignement de la langue et de la culture d’origine (ELCO) auquel il consacre tout son temps, au lieu de s’investir sur sa mission première de 1er diplomate et représentant de l’Etat Algérien, est une des raisons du courroux de sa hiérarchie qui ne supporte plus ses incartades.

Antar Daoud a par ailleurs essayé de vendre à cette même hiérarchie la réouverture du consulat d’Algérie à Rouen, sans avouer que l’immeuble censé abriter cette représentation diplomatique et devant être acquis par l’Algérie, lui avait été proposé par son amie Louïsa Mameri, présidente nationale du collectif Harki…

Il faut dire que les réseaux harkis sont très proches de notre ambassadeur, qui fréquente assidûment un des harkis les plus en vus : Abdallah Zekri, auquel Algeriepart avait consacré plusieurs articles.

Notre diplomate qui avait, selon le Quai d’Orsay, « manqué de respect à la souveraineté de la France » en incitant la communauté algérienne à « constituer un levier de commande » pour intervenir dans la « vie politique française » ne dispose visiblement ni des codes ni des bonnes manières de la diplomatie.

Par ailleurs, comment justifier qu’il ait séjourné à Alger durant plusieurs jours, vingt jours nous dit-on, pour soi-disant éclairer les autorités de notre Pays sur les dossiers bilatéraux Algéro-français en vue de la réunion du CIHN, pour finalement revenir bredouille au siège de notre ambassade à Paris, ladite réunion n’ayant pas eu lieu ? Un véritable amateurisme…

Selon nos informations, Antar Daoud explique doctement que le Premier Ministre français, faisant partie de la majorité présidentielle, ne pouvait se rendre à Alger quelques jours avant le 1er tour de l’élection française car mettant en porte à faux l’Algérie.

Le fait que Jean Castex soit le Premier Ministre du candidat Macron est une évidence et ce motif aurait, à notre sens, dû être avancé et anticipé bien avant le fait accompli par notre amateur diplomate. N’est-ce d’ailleurs pas là un de ses rôles principaux ?

C’est en réalité, sa profonde méconnaissance des problématiques entre les deux pays et son incompétence notoire qui viennent une fois encore marquer les échecs répétés de la diplomatie algérienne en France.

Et comme on le sait, c’est toujours à leurs dérives autoritaristes, leurs mauvaises décisions et leurs vaines gesticulations que se reconnaissent les incompétents.

Et c’est exactement ce que fait notre ambassadeur d’Algérie en France, Monsieur Mohamed Antar-Daoud, qui ne cesse de faire parler de lui depuis son arrivée à Paris, il y a maintenant un an et demi, et de quelle manière…

Lorsqu’il ne déboule pas à l’improviste le matin au siège de l’Ecole d’Algérie à Paris pour contrôler les retards des enseignants, il injurie copieusement le malheureux directeur qui n’applique pas ses instructions à la lettre. Et, pour cause, l’ambassadeur réclame des actions qui sont totalement inopérantes et illégales par rapport aux lois françaises.

Au cours d’une réunion au centre Culturel Algérien, face à une enseignante qui réagissait à ses tonitruantes injonctions qui lui rappelait que la France est un pays de droit, Monsieur Mohammed Antar Daoud lui répondit : « C’est moi le droit » !

Récemment, le journal officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire a publié le 15 mars 2022, le Décret exécutif n° 22-98 du 11 Chaâbane 1443 correspondant au 14 mars 2022 portant création, missions, organisation et fonctionnement du service chargé de l’enseignement de la langue arabe en France.

Dans son article 12, il est précisé : « Sont abrogées, toutes dispositions contraires au présent décret, notamment celles du décret n° 84-150 du 16 juin 1984 fixant les dispositions applicables aux personnels d’enseignement et d’encadrement pédagogique chargé des enseignements complémentaires spécifiques de la langue arabe et mis à la disposition de la représentation diplomatique algérienne en France ».

Ce texte réglementaire n’est pas du tout du goût de notre égocentrique ambassadeur, car il contrarie ses plans personnels.

En effet, soucieux de placer du personnel qu’il choisira selon ses seuls critères subjectifs de clanisme et de régionalisme, Monsieur Mohamed Antar-Daoud s’esclaffa devant les responsables de l’ELCO : « Vous ne tenez pas compte de ce texte, vous exécutez mes instructions » !

Comment s’expliquer le fait que l’ambassadeur d’Algérie en France, qui crie sur tous les toits qu’il « n’a de compte rendre à quiconque, sauf au Président de la République », remette en cause avec autant de désinvolture et de mépris la signature du Premier Représentant du gouvernement algérien et des directives du Président Abdelmadjid Tebboune ?

Compte-t-il sur sa proximité avec le conseiller Alahoum, comme il aime à le répéter en privé au sein de l’ambassade, pour torpiller les décisions du Président algérien et de son gouvernement ?

En attendant, Antar Daoud a plus brillé comme un mauvais inspecteur des écoles que comme le Diplomate chevronné dont a tant besoin notre Pays pour défendre ses intérêts.

Pauvre Algérie…