Confidentiel. Hydrocarbures : un important projet gazier saboté par le PDG de Sonatrach

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Les compagnies américaines et anglo-saxonnes ont toujours joué un rôle majeur et incontournable dans le développement du secteur des hydrocarbures. Mais depuis 2020, notamment lors de l’arrivée de Toufik Hakkar à la tête de Sonatrach, ces investisseurs stratégiques pour le premier, et seul, secteur pourvoyeur de devises pour l’Algérie sont en train de fuir le pays après avoir vu leurs projets sabotés, suspendus, ralentis ou annulés par la direction générale de Sonatrach. Ces conflits avec la compagnie nationale des hydrocarbures ont abouti à la perte de plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements dans le secteur pétrolier et gazier en Algérie. 

Le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, a mis en place tout un plan visant à « chasser » certaines grosses et importantes compagnies américaines des hydrocarbures. Et ce plan soulève des interrogations très inquiétantes sur les intentions, qualifiées par de nombreux connaisseurs du secteur, de « malsaines ».

Preuve en est, Toufik Hakkar a procédé récemment, à la grande surprise de tous les cadres dirigeants de Sonatrach, à la résiliation unilatérale du contrat  de partenariat avec la Société Petroceltic pour le développement du champs de Ain Tsila, situé dans le bassin de l’Illizi. Et pourtant, Petroceltic, filiale d’une importante société pétrolière et gazière privée basée au Royaume-Uni, a mobilisé des centaines de millions de dollars pour financer cet investissement. Petroceltic s’était engagée depuis mars 2019 à développer ce projet stratégique aux côtés de Sonatrach. La résiliation du contrat opérée par Toufik Hakkar va inciter ainsi la compagnie anglo-saxonne à recourir à l’arbitrage international mettant ainsi en péril l’un des projets gaziers les plus importants du pays de ces 10 dernières années.

Situé dans le périmètre d’Isarène à 160 km au nord-ouest de la wilaya d’Illizi et 450 Km au sud est de Hassi- Messaoud, le champ gazier d’Ain Tsila a été découvert dans le périmètre Isarène (blocs 228,229a) en 2007, a indiqué le Chef de projet pour la partie Sonatrach, Abdelkrim Berrachiche. Le projet de développement du champ gazier d’Ain Tsila devait permettr la récupération de 64 milliards de mètres cubes (m3) de gaz avec une production journalière de 10,3 millions m3 de gaz de vente, 11.500 de barils de condensat et de 17.000 barils de GPL sur un plateau de 14 ans.

Petroceltic a pu mobiliser une importante part du montant de 760 millions d’euros pour  financer la réalisation des installations de traitement de gaz humide qui reçoivent le gaz brut des puits à travers un réseau de conduites.  Ces installations séparent, traitent, conditionnement et mesurent fiscalement les fluides afin de produire trois flux d’exportation conformes aux spécifications de Sonatrach TRC à savoir le gaz de vente, le condensat et le GPL de vente. Aujourd’hui, ce projet est plus que jamais compromis avec le coup de poignard de Hakkar dans le dos de Petroceltic.

Il faut savoir que l’exploitation commerciale du champ gazier d’Aïn Tsila faisait l’objet d’un intense et sérieux travail depuis 2012.  Les parties liées par le contrat de partage de production, Petroceltic (56,62%), Sonatrach (25%) et l’italien Enel (18,37%) avaient convenu d’une déclaration formelle de commercialité du champ gazier d’Aïn Tsila, dans le périmètre d’Isarène, situé dans le bassin d’Illizi, depuis août 2012. Ce projet gazier stratégique devait permettre également l’exploration profonde du périmètre Isarene, qui s’étend sur 10.800 km²,  pour permettre la découverte de ses réserves potentielles de 130 milliards de mètres cubes de gaz et de 400 millions de barils de pétrole.

Mais le PDG de Sonatrach, protégé par le Premier-ministre Abdelaziz Djerad, a tout gâché. Selon nos informations, Toufik Hakkar en coordination avec Abdelaziz Djerad veut remplacer Petroceltic avec un autre partenaire beaucoup plus docile et beaucoup moins regardant sur la gestion financière opaque et douteuse des opérations du groupement Isarène. Il devra s’expliquer bientôt dans un procès qui sera intenté contre Sonatrach en arbitrage international.

 

 

 

8 COMMENTS

  1. Les intentions ne doivent pas être qualifiées de malsaines mais bien de sabotage.

    Voilà un pdg à la tête de la mamelle de l’Algérie qui fait et défait ce que bon lui semble, étant protégé par le PM, semble-t-il.

    Et combien même il ne serait pas protégé les zootorités doivent lui demander des comptes car il y va non seulement de la réputation du pays mais encore de la voie tracée par ces individus qui mènent le pays à la ruine.

    Si ce n’est pas du sabotage qu’est-ce que cela peut bien être.

    Je ne comprends toujours pas pourquoi des individus placés au niveau de responsabilité qui est le leur qui doivent servir le pays s’évertuent plus à le démolir qu’à le développer.

    Est-ce que quelqu’un aurait une explication ? J’avoue n’avoir jamais vu cela ailleurs.

  2. L’explication est plus que simple mon frère.
    Les choses ne se font pas par hasard.
    Suffit de faire croire que nos infrastructures sont dirigées par des incompétents (et c’est en partie vrai) ,et venir se servir jusqu’à à épuisement de ce sur quoi porte le dit contrat ou tout autre.
    Un appartement, une somme d’argent , une nationalité ou que sais-je et hop le tour est joué.
    Résultat, appauvrissement du peuple et du pays pour le plus grand bien de nos prédateurs qui rincent leurs alliés sur notre dos ( ex Israël ou le Maroc) pour ne cité qu’eux.
    Moralité, notre sol et ses richesses sont comme notre armée, il ne nous appartient pas…

  3. Vangelis24 février 2021 At 14 h 39 min
    Bonjour
    Même m’inexplicable s’explique ; je m’explique.
    Tu as un pays dont l’assise (el sasse) n’est pas solide, dont le peuple n’est pas peuple et dont la FEM Force Electro-Motrice est la cupidité
    Tu rajoutes un coup d’état des traîtres en 1962 une flambée du nombre de moudjahid (le seul pays au monde ou le nombre de combatants a une croissance)
    Tu rajoutes le gaspillage
    et en plus des que tu montres que tu veux travailler en te mets en retraite
    Si en plus tu as des incultes partout plus le patriotisme à un douro
    et un truc « TAKHTI RASSI »
    Tu as l’ALGERIE
    Donc un peuple non éduqué avec une mentalité de bazar et une prédation sans limite des patriotes à la con, des arabes qui ne le sont pas
    Pour la sonatrach c’est une autre affaire ; c’est une vache qui donne du lait du petit lait (lben) le lait caillé (raieb) du beurre et de la viande……..

  4. “ Il devra s’expliquer bientôt dans un procès qui sera intenté contre Sonatrach en arbitrage international.”
    Et voilà comment des zoozos cooptés par des indues zootorités, pour reprendre le terme idoine de Vangelis, font “gagner” des pertes colossales au pays. Qu’est-ce qu’un Djerad avec son air de chaouch pousseur de crayon qui remplit des fiches individuelle au quotidien a-t-il apporté depuis qu’il a été “déposé” là.
    Si on veut être encore plus critique, en considérant les pourcentages indiqués dans cet article,
    “ le contrat de partage de production, Petroceltic (56,62%), Sonatrach (25%) et l’italien Enel (18,37%)”
    kifach ya 3adjaba, après presque soissanta d’indipadance , hay hyatt l’djazair … les 3/4 de la production sont ramassés par des firmes étrangères, ce n’est pas que du délire, c’est un suicide collectif.
    Comment Sonatrach a pu aider des pays à structurer et mettre en marche leur production de gaz, dans un passé pas très lointain, dont les Émirats ou le Kazakhstan, entre autres, pour se retrouver aujourd’hui en cul-de-jatte ? Concernant ce dernier pays, ceci m’a été dit personnellement par un ingénieur russe qui m’a affirmé que tout ce qui touchait au gaz sur les champs d’exploitation au Kazakhstan , ce sont les Algériens qui nous l’ont montré ou amélioré. Il n’a vraiment pas tari d’éloges concernants nos ingénieurs avec qui il a travaillés.
    Toutes ces compétences ont été gaspillées, tassés, mis à la retraite prématurément ou poussés à l’exile.
    Quant au dénouement du procès eh bien, Sonatrach paiera ethani w el methni comme d’hab. Ça ne sort pas de leur poches.
    A propos, le nom de l’endroit c’est IN TSILA, comme In Amenas ou In Salah, non pas Ain Tsila, dans la wilaya d’Illizi. “IN” en targui signifie le lieu.

  5. Tout cela c’est de la désinformation chaque jour ou presque tu nous ponds un article contre sonatrach ou son PDG. Je sais que l’excès n’est pas bon en toute chose. Alors je pense honnêtement que vous n’êtes plus crédible. Et que ces informations ont des buts inavoués. L’Algérie détient toujours 51/% c’est la loi.