Confidentiel. Enorme malaise au ministère de l’Energie à cause du pouvoir malsain du colonel Mourad Khaldi

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    Les langues se délient au ministère de l’Energie à Alger pour dénoncer l’énorme malaise qui règne en ce moment au sein de leur institution. Un climat de stress et de tension a été instauré depuis plusieurs semaines en raison de l’influence exercée sur le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, par le colonel Mourad Khaldi, le responsable de la sécurité interne du ministère de l’Energie. 

     

    Plusieurs hauts cadres du ministère de l’Energie se plaignent ouvertement, a-t-on constaté au cours de nos investigations, du comportement excessif et des brimades de ce colonel qui se permet de se mêler de tous les dossiers techniques et sensibles du ministère alors qu’il n’a nullement les compétences requises ni les prérogatives nécessaires pour se prononcer sur des sujets d’ordre économique. Les interventions intempestives du colonel Mourad Khaldi auprès de Mohamed Arkab ont fini par irriter plusieurs hautes gradés du ministère de l’Energie. Certains ont même fait part de leurs intentions de démissionner de leurs fonctions  si les pratiques du colonel Mourad Khaldi perdurent encore.

    Selon nos investigations, le chef de cabinet du ministère de l’Energie, Mohamed Resselkaf, n’hésite pas à exprimer son exaspération et pense sérieusement à rédiger sa démission si cette situation demeure inchangée. Par ailleurs, Zoubir Boulkroun et Mustapha Hannifi, le directeur général des hydrocarbures au ministère de l’Energie, ont manifesté également leur mécontentement et se plaignent des pratiques du colonel Mourad Khaldi qui, pour asseoir son pouvoir sur le ministre Mohamed Arkab, n’hésite pas à parler au nom d’un haut gradé et patron d’une direction sensible des services secrets algériens.

    Une instrumentalisation politique et affairiste dangereuse d’une fonction officielle. Les autorités algériennes vont-elles rester longtemps passives face à ces agissements suspects ?