Confidentiel. Des officiers des douanes algériennes reçus à la DDSE

0
129

Des officiers des douanes algériennes ont été reçus le mercredi 21 septembre dernier au siège de la direction de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DDSE) à Alger, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Selon nos sources, trois officiers des douanes algériennes se sont présentés à la direction de la DDSE pour s’entretenir avec les hauts responsables de ce service de renseignement. 

Cette entrevue s’est déroulée dans un contexte très controversé marqué par de nombreux scandales qui ont éclaté au sein du corps des douanes algériennes. Cette institution fait également l’objet d’une véritable guerre de clans qui mine profondément son fonctionnement. Cette guéguerre tourne essentiellement autour de la succession de l’actuel directeur général des douanes algériennes, Noureddine Khaldi, qui est annoncé « partant » depuis plusieurs semaines et dont le successeur n’a toujours pas été identifié en raison d’un manque de consensus flagrant au plus sommet du pouvoir algérien.

Le poste de DG des Douanes algériennes est un poste sensible qui revêt une grande importance sur l’échiquier politique et économique algérien. Rattachée au ministère des Finances, l’institution des douanes algériennes jouent effectivement un rôle incontournable dans la régulation ou contrôle des affaires économiques et flux financiers.

Noureddine Khaldi dirige les douanes algériennes depuis fin février 2020. Ses détracteurs appellent à son départ prétextant plusieurs scandales de mauvaise gestion et de corruption comme celui qui a éclaté en août dernier au port d’Oran où des agents et des cadres des Douanes algériennes ont été arrêtés et placés sous mandant de dépôt pour leur implication présumée dans l’affaire de tentative d’introduction illicite de 6000 smartphones depuis l’Espagne.

D’après nos investigations, ces officiers des douanes algériennes ont rencontré des hauts responsables de la DDSE pour leur remettre des dossiers qui appuient ces soupçons de corruption suscitant la controverse au sein de cette institution névralgique de l’Etat algérien.