Comment le Régime Algérien Sacrifie l’Economie pour Durer !

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Les tensions entre la Russie et l’Ukraine font craindre que l’éclatement d’un conflit militaire n’entraîne une interruption de l’approvisionnement en gaz russe vers l’Europe.

Les gouvernements occidentaux, menés par l’administration Biden, ont menacé d’imposer de sévères sanctions à la Russie et à son secteur énergétique, si elle devait envahir l’Ukraine, privant ainsi l’UE de 40 % de ses importations de gaz.

Il faut dire que les réserves de gaz de l’UE sont faibles, avec une moyenne d’environ 42 % de la capacité, selon Gas Infrastructure Europe, une association d’entreprises dans le domaine. Lorsqu’ils sont pleins, ils couvrent environ 20 % de la consommation annuelle de gaz en Europe !

Dans une déclaration conjointe du 28 janvier, le président américain Joe Biden et son homologue européen Ursula van der Leyen ont déclaré qu’ils « collaboraient avec les gouvernements et les opérateurs du marché pour fournir des volumes supplémentaires de gaz naturel à l’Europe à partir de diverses sources à travers le monde« .

Alors que des discussions sur l’approvisionnement européen en gaz auront lieu lors d’une réunion sur l’énergie entre l’UE et les États-Unis le 7 février 2022, le besoin de sécurisation des approvisionnements énergétiques place l’Algérie sous les projecteurs, en tant que troisième fournisseur de gaz de l’UE derrière la Russie et la Norvège, et à un degré moindre l’Azerbaïdjan.

Le pays, qui possède des pipelines à travers la mer Méditerranée vers l’Espagne et l’Italie, ainsi qu’un terminal GNL, a exporté environ 34 milliards de m3 de gaz vers l’UE en 2021, soit 8 % des importations totales de l’Union et plus de 40 % de celles de l’Espagne.

Certes les augmentations de volumes algériens seraient bien loin de compenser une éventuelle suspension totale des importations russes, qui ont totalisé environ 130 milliards de m3 en 2021, mais elle apporterait un certain soulagement à un continent déjà confronté à des approvisionnements réduits et à une flambée des prix de l’énergie.

Après avoir augmenté sa production en mettant plusieurs projets en ligne au cours des dernières années, l’Algérie pourrait exploiter sa capacité de production et de transport par pipeline inutilisée pour augmenter les exportations vers le continent.

Sonatrach a annoncé un plan d’investissement de 40 Milliards de dollars dans l’exploration, la production et le raffinage du pétrole, ainsi que dans l’exploration et l’extraction du gaz entre 2022 et 2026, dont 8 Milliards affectés à l’année 2022 !

Les experts estiment ainsi que l’Algérie pourrait fournir 7 milliards m3 de gaz supplémentaires à l’Europe en 2022, en grande partie grâce à des expéditions plus importantes via le gazoduc Transmed vers l’Italie.

Les flux du gazoduc algérien vers l’Italie ont atteint en moyenne 61 millions de m3/j au cours du quatrième trimestre de 2021, laissant environ 41 millions de m3/j d’espace disponible dans le gazoduc Transmed pour des flux accrus, selon Platts Analytics.

Selon nos informations, les exportations de gaz algérien vers l’Italie ont totalisé un volume inédit de 1.5 milliard de m3 de gaz depuis le début de l’année 2022 !

D’autres exportations supplémentaires pourraient également passer par la récente expansion du gazoduc Medgaz vers l’Espagne en parallèle à d’éventuelles autres cargaisons de GNL.

La capacité du gazoduc Medgaz vers l’Espagne devrait passer de 26 millions m3/j à 30 millions m3/j, suite à une extension récemment achevée.

Rappelons que Medgaz a, pour un investissement de près de 70 Millions d’Euros et l’installation d’un quatrième turbocompresseur, augmenté sa capacité de transport de gaz naturel entre Beni Saf, en Algérie, et Almeria, en Espagne, passant à plus de 10 milliards de mètres cubes par an, contre 8 milliards précédemment.

Une autre alternative serait la réouverture du gazoduc GME à travers le Maroc vers l’Espagne, et qui constituerait une autre soupape d’exportation, sauf que le différend politique entre les deux voisins ayant mis fin à son exploitation en novembre 2021 reste toujours non résolu.

Mais l’Algérie pourrait-elle céder face à des pressions politiques américaines ou européennes pour reprendre les flux de gaz à travers le Maroc ? Nul ne le sait

Soulignons toutefois que les autorités algériennes avaient informé leurs homologues que l’exploitation des deux pipelines, actuellement en service, à leur capacité maximale compenserait largement la fermeture du pipeline GME. Mais est-ce réellement le cas ?

Il semblerait que non ! En effet, la consommation intérieure croissante de gaz et l’instabilité politique du pays mettent un frein aux ambitions prêtées à l’Algérie par l’Occident.

Il faut savoir que la consommation de gaz algérien a augmenté de plus de 6% par an de 2010 à 2019, avant que la pandémie ne provoque une contraction de la demande de 7% à 44 milliards de m3 en 2020. Un chiffre qui pourrait encore se réduire davantage si la demande intérieure n’est pas freinée.

Pari difficile pour le régime algérien qui n’a pas réussi à diversifier son économie, et qui fait face à une société civile en ébullition à cause des récurrentes pénuries de produits de première nécessité et un rationnement d’eau causé par la sécheresse et une mauvaise politique sociale. A cela s’ajoute l’érosion du pouvoir d’achat couplée à un glissement constant de la monnaie, ainsi que des scandales de corruption impliquant même la société publique Sonatrach.

Pour ne rien arranger, les réserves de changes ne cessent de diminuer poussant le régime à envisager la fin des subventions sur les produits de première nécessité et l’énergie…

Déjà soumis à une situation explosive qui pourrait mener l’Algérie au chaos et mettre en danger sa production de pétrole et de gaz, le régime ne peut envisager d’imposer de nouvelles mesures d’austérité.

« Le pays traverse actuellement une énorme crise politique [et] sécuritaire, et en Algérie, la politique et la survie du régime l’emportent toujours sur l’économie« , a déclaré Charles Gurdon, directeur général du cabinet de conseil Menas Associates.

Ce sont là les principales raisons qui laissent penser que l’Occident ne pourra pas compter sur l’Algérie.

Une fois encore, nos dirigeants ratent cette autre opportunité d’améliorer la situation financière du Pays et celle des citoyens, comme ils peinent à faire de notre Pays un acteur mondial fiable et un partenaire énergétique solide et crédible.

Pauvre Algérie…

5 COMMENTS

  1. Le pouvoir algérien prefere le polisario, un mouvement reconnu par personne et aussi corrompu que lui qui ne lui apporte que isolement diplomatique et economique au lieu de fonder des relations stables et prospères avec Le Maroc qui a toujours été le premier client de l’Algérie en Afrique et dans le monde arabe. De l’art de se tirer une balle dans les pieds et de regarder la gangrène se développer au lieu de se soigner. Couper le gaz en pleine explosion des cours… fallait oser.
    Une paix algéro-marocaine boostera l’intégration régionale économique et ferait gagner plusieurs points de croissance au Maghreb et en premier lieu à l’Algérie qui importe quasi tout sans produire autre chose que de gaz 62 après son indépendance. Une centrale d’achat maghrébine ferait gagner des sommes colossales aux algériens à court de cash et qui crament un pognon de dingue face à des opérateurs economiques internationaux qui imposent leur prix du fait des marchés cloisonnés maghrébins.
    Sans compter les sommes fabuleuses qui pourraient être consacrées aux infrastructures algérienne au lieu d’acheter des armes inutiles et grotesques comme ces …8 sous marins russes!! Qui perdra son temps à envahir l’Algérie? Et pourquoi faire? Même le Maroc n’y a aucun intérêt stratégique ni tactique
    Ces achats ne sont que l’occasion pour des generaux de se mettre des commissions occultes dans la poche et de retarder la mise à niveau d’une algérie sans autoroute Est Ouest achevée 15 ans…après son lancement par ex.

  2. Longue vie à Boumedienne et son frére de combat Bouteflika , les pères du pays, qui ont instauré les solides bases de l’Algérie , en éliminant les traitres ( comme Chaabani et autres) et en donnant le plein pouvoir aux glorieux militaires compatriotes (comme Belkhir et Nezzar) , et longue vie aussi aux 6 millions 532 302 des chouhadas. 1, 2, 3 VIVA L’ALGERIE de TEBBOUNE et CHENGRIHA qui ont pris le flambeau des 2 pères du pays .

  3. Les humiliations du président algérien Tebboune en Égypte

     La rédaction de Mondafrique
    29 janvier 2022

    Après le report du sommet des Etats de la ligue Arabe qui devrait se tenir à Alger en Mars prochain, le président abdelmadjid Tebboune a effectué une visite  de « travail »  et de « fraternité »  en égypte. Face à l’opposition des monarchies du Golfe contre toute tentative de leadership  du régime algérien, le président Algérien cherche des soutiens  

    Condamnant la normalisation du Maroc avec Israël, le président Tebboune s’est recueilli sur la tombe d’Anouar Sadate, premier président d’un Etat arabe ayant normalisé les relations diplomatiques avec Israël. Ce que le président algérien aurait dû faire, c’est se recueillir sur la tombe du président Djamel Abdenacer dont le soutien durant la guerre de libération de l’Algérie reste légendaire. Apparemment le président Tebboune n’a pas eu le choix

    Autre humiliation, au moment où le président algérien se trouvait en Egypte pour une visite officielle, l’ambassadeur d’Egypte au Maroc a rappelé que son pays soutient l’intégrité territoriale du royaume. « L’Égypte soutient fermement l’intégrité territoriale du royaume du Maroc et rejette toute ingérence dans ses affaires intérieures ainsi que toute atteinte à son intégrité territoriale », a souligné l’ambassadeur égyptien au Maroc, Yasser Mostafa Kamal Othman. « Nous ne reconnaissons pas la république sahraouie et nous n’avons aucune relation avec le Polisario », a rappelé l’ambassadeur.

    https://mondafrique.com/image-lhumiliation-de-tebboune-en-egypte/

  4. Les ayachas mouches à merde , esclaves de Emir El Haschachine du narco royaume du cannabis, le plus important et que le gaz algérien ne soit plus bradé au peuple le plus malhonnête du monde

    Selon les statistiques italiennes, et espagnoles l’Algérie est repassé devant les russes et les américains
    La propagande du makhnez voudrait faire croire que la fermeture du gazoduc serait préjudiciable à l’Algérie, alors que c’est le contraire
    l’Algérie se faisait racketter par le baron du cannabis alors qu’elle a son propre gazoduc qui livre directement les clients espagnoles et portugais
    Qui sont les bghales qui ont négociés les contrat dans les années 90 ? l’Algérie a livré des quantité d Gaz gratis d’autres quantités à un prix bradés au peuple le plus malhonnête du monde pendant 25 ans? les pertes se chiffres en dizaines de milliards de dollars
    Comme l’a dit le pdg de sonatrach « ces » quantités de gaz sont dorénavant vendu à nos clients
    Ce que ne dit pas l’article est qu’en plus de l’Espagne et de l’Italie, l’Algérie livre chaque année 5 milliards de M3 de gaz à la Turquie ainsi que d’autres clients ( GB, asiatiques et Amérique latine)

  5. Pour les mouches à khra esclave de Amir El Haschaschine , voila la véritable information du jour
    Vous restez  » des arabes »

    Israël refuse de vendre le systtème de défense « dôme de ferhttps://www.bladi.net › israel-drones-dome-fer-maroc,9…
    il y a 11 heures — Israël refuse de vendre son système de défense « Iron Dome » aux pays arabes comme le Maroc et les Émirats arabes Unis par crainte de …