Charaf Eddine Amara : « Je refuse d’acheter des arbitres et l’élimination de la course au Mondial n’est pas un drame national »

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C’est fait. Charaf-Eddine Amara a officiellement démissionné ce jeudi 31 mars de ses fonctions à la tête de la Fédération Algérienne de Football (FAF). Mais lors d’une conférence de presse improvisée à Alger pour annoncer cette démission, Charaf-Eddine Amara a vidé son sac en répondant aux vives critiques dont il fait l’objet depuis la cruelle élimination face au Cameroun sur le terrain du stade Mustapha Tchaker à Blida. 

 « On me demande d’acheter des arbitres. Je n’engagerais jamais l’Algérie dans un processus immoral, illicite et illégal comme celui-ci. En tant que président de fédération et président de la commission d’arbitrage, j’assume de ne pas faire cela quitte à risquer l’élimination en Coupe du Monde », a affirmé ainsi Charaf-Eddine Amara lors de cette conférence de presse en déplorant les réactions excessives et fanatiques qui ont suivi cette élimination de la sélection nationale de football des qualifications de la Coupe du Monde 2022.

« Soyons raisonnables. L’élimination et la défaite de l’équipe nationale ne peut pas être un drame national. Elle ne doit pas devenir un drame national », a estimé encore Charaf-Eddine qui a beaucoup insisté sur l’importance de relativiser la gravité de cette élimination de la prochaine Coupe du Monde qui se déroulera au Qatar du 21 novembre au 18 décembre de cette année 2022.

« Je suis prêt à assumer toutes les responsabilités. Si on veut faire de moi le symbole de cet échec, je suis prêt à l’accepter. Mais le destin de l’Algérie ne doit pas être lié à celui de ce match perdu face au Cameroun et de cette élimination », a souligné encore le président sortant de la FAF qui a balayé d’un revers de main les accusations non-prouvées et injustifiées contre les arbitres. « Il faudrait qu’on se clame ! Les arbitres sont une corporation et si on va se mettre tous les arbitres du continent à dos, nous n’allons jamais nous en sortir. Nous ne sommes pas seuls dans ce continent », a fait savoir enfin Charaf-Eddine Amara en soulignant qu’on ne peut continuer d’incriminer à chaque fois les arbitres pour des motifs qui ne sont crédibles.