C’est le seul secteur qui enregistre de mauvais résultats : l’agriculture algérienne patine dangereusement dans la crise

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L’agriculture algérienne est en pleine crise et demeure le seul secteur économique en Algérie qui subit une absente totale de croissance. En 2021, l’agriculture algérienne a subi une chute de 1,3 % de croissance, confirme à ce propos l’Office National des Statistiques (ONS), un organisme gouvernemental algérien, qui vient de publier la dernière édition des comptes nationaux trimestriels de tous les secteurs économiques du pays. Cette dernière édition résume les performances, revenus et réalisations de tous les secteurs du pays tout au long du 4ème trimestre 2021. 

Selon ce document de statistiques très détaillées et approfondies, depuis le deuxième trimestre de 2021, l’agriculture algérienne enregistre une croissance négative qui se prolonge dans le temps et compromet ainsi toutes les opportunités d’une évolution positive des indicateurs financiers de ce secteur clé qui représente plus de 14 % du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays.

Au deuxième trimestre de 2021, l’agriculture algérienne a subi une baisse de croissance estimée à – 2,3 %. Au troisième trimestre de la même année, cette baisse de croissance s’est arrêtée à 0,6 % avant de s’aggraver encore davantage lors du dernier trimestre de 2021 avec une chute de croisse qui s’est fixée à – 2,4 %. L’année 2021 fut ainsi l’année la plus compliquée et la plus difficile pour l’agriculture algérienne et ce depuis 2019. A cette époque, l’agriculture algérienne avait enregistré un taux de croissance de 2,7 %. Et même en 2020, en pleine pandémie de la COVID-19, l’agriculture algérienne avait tiré son épingle du jeu en réalisant un taux de croissance de 1,3 %.

La sécheresse et la pénurie chronique d’eau pour l’irrigation des terres cultivables sont à l’origine de ces très mauvaises performances constatées en 2021. Mais d’autres paramètres peuvent expliquer cette chute de la croissance à l’image de l’augmentation des coûts de production à cause de la dévaluation accélérée du dinar algérien et la pénurie de plusieurs matières premières agricoles comme les aliments de bétail et les semences devenues une denrée rare à cause des restrictions très fermes imposées par les autorités algériennes au niveau des importations en devises du pays.

En 2021, l’agriculture algérienne a été le seul secteur qui a été ébranlé par une décroissance négative. Tous les autres secteurs ont pu moyennement relevé la tête. Le secteur des hydrocarbures a connu une croissance moyenne dépassant les 10 % en 2021, l’industrie a réalisé une croissance de 5,7 % et le BTP s’est distingué par une croissance annuelle de 5 %, soulignent enfin à ce propos les dernières statistiques actualisées de l’ONS.