Ces lobbys dangereux qui veulent torpiller l’initiative de « Réconciliation Nationale »

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Peut-on vraiment parler d’initiative de rassemblement national et de réconciliation entre les différentes franges sociétales, indispensables pour la constitution d’un front national à même de faire face aux défis extérieurs qui nous attendent ?

Différentes initiatives ici et là tendent vers l’accréditation de cette thèse. La plus importante d’entre-elles est celle initiée par les plus hautes autorités politiques du pays, à savoir, la Présidence de la République.

Ceux qui suivent cette orientation politique nous rappellent que le président de la République en a fait une priorité au lendemain de son élection, qu’il avait instruit les différents services de l’Etat afin qu’ils jettent les ponts d’un dialogue avec toutes les composantes de l’opposition, y compris et, surtout, celles qui se trouvent à l’étranger, sans aucune exception et sans conditions, souligne ces observateurs.

Certains opposants, aujourd’hui membres d’une organisation classée terroriste, s’étaient même vu proposer un déplacement sur Alger pour « discuter » sans conditions ni engagements, et à bord d’avions appartenant au GLAM (Groupement des liaisons …ministérielles) dépêchés à l’occasion d’Alger. L’avion présidentiel, rien que cela, et en plein début de la crise du Covid.

D’autres, par contre, beaucoup plus au fait quant à ce sujet, et y compris parmi les primo-bénéficiaires de cette orientation réconciliatrice des autorités, rappellent que cette démarche a été initiée bien avant l’arrivée de Tebboune à la Présidence de la République, vers le mois d’octobre 2019.

En effet, et sous l’impulsion des autorités de l’époque, et plus particulièrement, sous l’égide de feu Gaid Salah, des responsables militaires avaient établi des liens avec certains opposants et avaient commencé le processus de réconciliation que l’on voit actuellement sous nos yeux et qui porte ses fruits, et au delà des espérances, grâce à un consensus national, indispensable dans les circonstances et ère que nous traversons en ces temps très difficiles, d’un point de vue géostratégique, sécuritaire, économique et politique à la fois.

Ce que nous déplorons à ce sujet, c’est la perte de temps enregistrée et qui était largement évitable si la dynamique, pourtant voulue et soutenue par le président en personne, avait été maintenue. Deux ans de perdus par la faute de responsables malveillants et des changements observés dans certaines institutions, et qui étaient en charge du suivie de la démarche et de la dynamique réconciliatrice, du moins, dans son aspect tant sécuritaire que juridique et administratif.

À ce titre, certains revenants aux affaires, notamment au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DDSE), le renseignement extérieur algérien, avaient essayé carrément de torpiller cette initiative en intimidant et poussant les premiers bénéficiaires à revenir sur leurs pas et à s’allier aux commanditaires et aux têtes médiatisées de ceux qui combattent cette orientation et qui travaillent, pour certains d’entre-eux, pour le compte d’officines étrangères.

Quels étaient leurs dessins en faisant cela ? Seule une enquête approfondie serait à même de répondre à cette question. Cela mériterait que les services de la présidence de la République s’y penchent car, ces malintentionnés n’ont toujours pas abdiqué, combien même certains d’entre-eux aient été écarté, à l’image du lieutenant colonel T. Amirat et de son collègue qui se chargeait de l’intimidation de manière directe en suivant les ordres du premier cité, le commandant A.

Enfin, bien que nous ayons soutenu et que nous soutenons et soutiendrons toute initiative visant à unir les algériens et à promouvoir toute initiative en ce sens, nous rappelons aux plus hautes autorités du pays qu’au moment où celles-ci ne ménagent aucun effort pour cette réconciliation, qui revêtira un sens spécial à l’aube du 60 ème anniversaire de l’indépendance, leur démarche gagnerait en intensité, en résonance et aurait plus de crédibilité si ceux qui l’avaient initié et encadré en étaient eux aussi bénéficiaires, s’ils n’ont pas été coupables de dilapidation et qu’ils n’aient pas eu à s’enrichir en usant des pouvoirs que leur conféraient leurs fonctions respectives. Nous ne citerons pas de noms délibérément car nous savons que leurs collègues et tous les observateurs avisés mettront facilement, par eux-mêmes, des noms sur ceux qui répondent à ces critères et reconnaîtront en eux la droiture, abnégation et sens du devoir national, tout comme le rôle qu’ils ont joué dans l’amorce de cette politique de réconciliation, version Tebboune.