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samedi, janvier 28, 2023

Au moins 30% des étudiants algériens partis en France ne reviennent pas… en Algérie

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L’Algérie perd énormément de ses compétences universitaires et scientifiques. Et pour cause, une bonne partie des étudiants algériens qui partent étudier à l’étranger ne reviennent plus jamais dans leur pays natal. Une note diplomatique confidentielle dressée par la Délégation de l’Union Européenne à Alger, obtenue par Algérie Part au cours de ses investigations, nous apprend, par exemple, qu’au moins 30 % des étudiants algériens partis en France ne reviennent pas… en Algérie. 

« Les modalités de départ de ces étudiants en France sont souvent problématiques et les contournements de procédure par des visas touristique sont fréquents. Une fois en France, beaucoup d’entre eux abandonnent leurs études pour trouver un travail, par choix ou par nécessité. Selon des estimations de l’UNESCO et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 30% des étudiants algériens ne reviennent pas en Algérie à l’issue de leur cursus universitaire et s’installent définitivement en France, en situation légale ou irrégulière », nous apprend ainsi le document en notre possession pour expliquer la complexité de la question migratoire en Algérie.

Les études à l’étranger sont considérées comme une « issue de secours » par la jeunesse algérienne de plus en plus déterminée à partir chaque année s’installer à l’étranger pour chercher de meilleures perspectives. Et la France constitue sa destination privilégiée.

Il est à souligner à ce propos que les Algériens constituent le troisième groupe d’étudiants étrangers en France, après les Marocains et les Chinois. « Ils étaient 26 116 en 2017, chiffre en augmentation de 13% par rapport à 2016. Les Algériens étudient, pour une très large majorité d’entre eux, aux seins d’universités publiques (23 238 personnes), et sont assez peu présents au sein des écoles de commerce (525 personnes) ou d’ingénieurs (646 personnes). Seuls 6,3% d’entre eux sont doctorants, taux en baisse constante depuis 2012 », nous apprend la même note qui déplore, néanmoins, les méfaits de l’accord bilatéral de 1968.

Cet accord a été jugé effectivement « défavorable aux étudiants algériens, dont le statut est régi par des dispositions plus contraignantes que pour les étudiants d’autres nationalités : le visa délivré ne vaut pas titre de séjour, la durée autorisée de travail en France est limitée et pour cela, une autorisation de travail nécessaire. Ce statut les précarise », regrette cette note réalisée au profit de la Délégation Européenne à Alger pour cerner les enjeux migratoires en Algérie et leur impact sur l’Union Européenne.

Il est à noter, par ailleurs, que le nombre d’Algériens désireux de suivre des études en France est en constante augmentation : « En 2017, 30 036 dossiers d’études avaient été déposés auprès de Campus France. Un peu plus de 20 000 d’entre eux avaient reçu une acceptation dans un établissement d’enseignement supérieur en France. 14 273
demandes de visas avaient été déposées auprès des consulats français en Algérie (une large majorité à Alger), et 9 302 visas avaient été délivrés (taux de refus de 35%) », nous explique la même source.

Les statistiques révélées par le même document nous apprend que « fin juillet 2018, 38 642 dossiers d’études avaient été déposés auprès de l’opérateur, soit une augmentation
de 28% en un an. Seuls 30% d’entre eux (11 581 dossiers) ont reçu une acceptation de la part d’un établissement supérieur. Au mois d’août 2018, 7 288 étudiants ont déposés une demande de visa et 3 796 visas ont été délivrés (taux de refus de 47,91%) ».

Malgré les restrictions imposées par les autorités françaises, les étudiants algériens continuent de s’accrocher au « rêve français ». « L’attrait de la France pour les Algériens candidats à l’émigration semble une tendance de long terme », conclut ainsi la note européenne obtenue au cours de nos investigations.

Soulignons qu’un sondage réalisé par l’institut Gallup chaque année, depuis 15 ans environ, montre qu’en septembre 2017 sur un échantillon de 1 016 personnes rencontrées 32% des personnes interrogées souhaitaient quitter l’Algérie (tendance en augmentation par rapport aux années précédentes). Cette proportion s’élevait à 46% pour les 15-29 ans. La
France arrivait en tête de leur destination désirée (19%) devant l’Arabie Saoudite (16%) et les Emirats Arabes Unis (8%).

 

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4 COMMENTS

  1. Pourtant quand je vois la situation de nos concitoyens étudiants en France, franchement ce n’est pas du tout évident, les pauvres ils sont censés représenter l’avenir de l’Algérie, ils préfèrent vivre dans la rue en France que de retourner dans l’enfer de ma mère patrie, allez savoir pourquoi ? Ahh elle bizarre la vie, ont a chasser ces maudits colons français et aujourd’hui en implorent leurs pitié pour qu’ils nous laissent quitte à dormir sur le trottoir.je me demande bien pourquoi et comment ont en est arrivé là aujourd’hui ?