Après le Sahara, Tindouf et Béchar, le Couscous, le Raï, le Zellige, Nouveau Délire du Maroc Autour de la Grande Mosquée de Paris !

0
335

Ce mercredi 19 Octobre 2022, on fêtera le Centenaire de la pose de la première pierre de la Grande Mosquée de Paris (GMP), bâtie en hommage aux Musulmans morts pour la France.

Auteur : [email protected]

Un événement chargé d’une double symbolique caractérisant l’amitié éternelle Franco-musulmane, mais également un hommage à tous les soldats musulmans tombés durant la Première Guerre mondiale.

L’Histoire Autour de la Mosquée de Paris

Financée par l’État français qui dérogeait exceptionnellement à la Loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 portant sur la laïcité, c’est à la société des Habous et des lieux saints de l’islam, une association cultuelle loi 1901 créée en Algérie par Si Kaddour Benghabrit, qu’est confiée, en août 1921, la construction et l’administration de la Mosquée de Paris.

Kaddour Benghabrit est né le 1er novembre 1868 à Sidi Bel Abbés, dans une famille originaire de Tlemcen qui s’est établie au Maroc pour fuir l’occupation française.

Théologien et haut fonctionnaire en Algérie, il occupe des fonctions dans la magistrature en Algérie, puis diplomatique pour la France, au sein du corps des cadres du ministère des Affaires étrangères français, avant de mettre activement en place le protectorat français sur le Maroc.

Il devient cadre titulaire à la légation de France, puis Consul Général honoraire à Fez pour le compte de la France, avant de prendre la direction du protocole du Sultan du Maroc !

La première pierre de la GMP est donc posée le 19 octobre 1922 en présence du Maréchal Lyautey, avant qu’elle ne soit édifiée sous la direction de l’architecte algérois Marcel Mantout et inaugurée le 16 juillet 1926 par le sultan du protectorat du Maroc, Moulay Youssef, et par le Président de la République française, Gaston Doumergue.

L’inutile Polémique Marocaine sur la Grande Mosquée de Paris

Après le Sahara Occidental, Tindouf et Béchar, le Couscous, le Raï ou encore le Zellige, le régime marocain est pris dans un nouveau délire autour de la « marocanité » de Grande Mosquée de Paris !

Certains historiens marocains sont même allé à avancer que le plan de la Grande Mosquée de Paris, initié par Kaddour Benghabrit, serait un projet marocain…

Ne savent-ils donc pas que si Kaddour Benghabrit est né algérien, de nationalité française suite au statut de l’indigénat établi en Algérie depuis 1848, et que sa nationalité marocaine lui avait été offerte par dahir tout comme aux Algériens résidant au Maroc, notamment les plus lettrés ?

Ne savent-ils pas par ailleurs que Mohammed V, premier Roi du Maroc indépendant et fils du Sultan Youssef présent à l’inauguration de la GMP, avait pour instructeur l’homme de lettre algérien Mohamed Mammeri, oncle du célèbre Mouloud Mammeri ?

Ont-ils oublié que le même Sultan Youssef avait rappelé si Mohammed El Mokri, issu d’une famille algérienne originaire de Tlemcen ayant fui le colonialisme français et qui s’est installée à Oujda, en qualité de Grand Vizir du Maroc, lui qui avait été Ministre des Finances du Royaume sous le règne du Sultan Abdelhafid, puis secrétaire particulier des sultans Mohammed IV et Hassan Ier ?

Des Affirmations Farfelues

Mais le plus grave est ce qui a été colporté ici et là à travers une certaine presse proche du Makhzen, qui affirme que Hamza Boubakeur, un des Recteurs de la GMP, aurait « par le biais de son garde du corps », « falsifié les statuts – de la société des Habous- en mettant comme membres les noms de sa propre famille » !

Or rien de plus faux ! C’est Guy Mollet, Président du Conseil qui, en 1957 et en pleine guerre d’Algérie, va décider d’agréer M. Boubakeur Hamza en qualité de directeur de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris, après le décès de Si Kaddour Benghabrit et le départ de son neveu Ahmed qui, entre-temps, assurait l’intérim des fonctions de directeur de la Mosquée et de l’institut musulman de Paris.

Une Obsession Maladive Envers Alger

Comme on le voit, la faiblesse des arguments du Royaume alaouite, agrémentés de mensonges et d’approximations historiques pour affirmer une pseudo marocanité de la Grande Mosquée de Paris, prouve encore une fois que le centre de préoccupation de ce régime, connu pour ses machinations et intrigues de palais, n’est autre que l’Algérie.

Que cela soit parce qu’Alger défend le noble droit à l’autodétermination des peuples, soutient de manière indéfectible la cause palestinienne, ou encore que le plus grand Pays d’Afrique ne cesse de s’imposer dans cette course au leadership régional, le Makhzen doit se résigner à accepter que la Grande Mosquée de Paris, est et restera avant tout algérienne. Définitivement !