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mardi, janvier 31, 2023

Amar Saadani confirme que Gaid Salah bloque le départ du gouvernement de Bedoui

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Amar Saadani est un homme qui ne parle pas pour ne rien dire. L’ex-patron du FLN et ancien président du parlement algérien entre 2004 et 2007 lance à chacune de ses interventions un pavé dans la mare. Cette fois-ci, lors d’une interview accordée à nos confrères de TSA, Amar Saadani révèle clairement que Gaid Salah bloque le départ du gouvernement de Nourredine Bedoui, l’actuel Premier-ministre, figure du régime Bouteflika honnie par le Hirak et les millions de manifestants mobilisés dans les rues chaque vendredi. 

D’après Amar Saadani, le départ de Bedoui aboutira au départ de Gaid Salah en tant que vice-ministre de la défense nationale. Ce qui privera le patron du haut commandement militaire d’une précieuse « casquette politique ». Une situation qu’il juge préjudiciable pour l’intérêt du pays.

« Même parmi ceux qui demandent le départ du gouvernement Bedoui, il y a deux catégories. La première craint pour les élections et veut qu’elles soient transparentes, mais la seconde cache des intentions malsaines. Car si le gouvernement Bedoui part, le chef d’état-major n’aura plus la qualité de vice-ministre de la Défense, donc pas d’autorité sur l’armée et l’institution. Et c’est ce que souhaite l’État profond. Leur cible, ce n’est pas Bedoui, ils veulent juste priver le chef d’état-major de la qualité de vice-ministre de la Défense. Quand le gouvernement sera dissous, il ne pourra pas intervenir dans ce qui concerne l’armée », explique ainsi Amar Saadani dans son interview.

 » Leur objectif est inavoué. L’État profond sait ce qu’il fait, mais la majorité ignore ce qui se trame. Le maintien de Bedoui est une des conditions de la sauvegarde de l’institution militaire, pas pour garder Bedoui ou ses ministres », affirme-il encore pour démontrer que Nourredine Bedoui ne doit pas être limogé ou démis de ses fonctions tant que le chef d’Etat-Major Ahmed Gaid Salah est vice-ministre de la Défense Nationale.

La sortie médiatique de Saadani dévoile ainsi un agenda que l’on croyait « périmé » et « dépassé ». En réalité, le régime algérien ne veut pas satisfaire l’une des principales revendications du Hirak, à savoir le départ du gouvernement de Bedoui nommé par le régime Bouteflika avant la chute du clan présidentiel au début du mois d’avril dernier. Le régime algérien et l’institution militaire ne veut donc satisfaire aucune revendications des algériens et le statu-quo risque de perdurer encore longtemps.

 

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