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lundi, février 6, 2023

Algérie : Les généraux continuent de « sauter » et les ministres « médiocres » du gouvernement toujours en place

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Une nouvelle fois, l’Algérie perd totalement le sens des priorités. Au plus haut sommet du pouvoir algérien, on se préoccupe une nouvelle fois que de l’institution militaires et de ses officiers supérieurs laissant ainsi de côté les enjeux majeurs. D’ici le 5 juillet prochain, plusieurs dizaines de généraux devront quitter leurs fonctions. Admissions à la retraite et limogeages  rythmeront l’institution militaire algérienne d’ici le 5 juillet prochain, certifient à Algérie Part plusieurs sources militaires très bien introduites au sein du sérail. 

Cette feuille de route de changements a été dessinée par Said Chengriha, l’actuel Chef d’Etat-Major par intérim de l’ANP, et approuvée par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier justement semble, comme il a été révélé récemment par Algérie Part dans une précédente publication, uniquement concentré sur les mutations en cours au sein de l’institution militaire algérienne.

Ces changements ont touché d’ores et déjà le commandement des forces aériennes. Le Général-major Hamid Boumaïza a été remplacé dans ses fonctions par son adjoint, ont confirmé à Algérie Part plusieurs sources militaires concordantes. Le Général-major Hamid Boumaïza a été désigné par le feu Ahmed Gaid Salah dans ses fonctions de Commandant des Forces aériennes le 19 septembre 2018, en succession au Général-major Abdelkader Lounes, mis à la retraite.

Le général-major Hamid Boumaiza faisait partie des poids lourd du clan Ahmed Gaid Salah. Il assistait régulièrement aux réunions très restreintes organisées par Gaid Salah pour discuter de l’évolution politique du pays depuis l’enclenchement du Hirak le 22 février 2019. Pour l’heure, personne n’a pu nous expliquer les raisons de ce changement. Mais certaines sources écartent l’hypothèse d’une guerre de clans orchestrée dans le cadre d’une « dégaidisation » de l’armée algérienne, à savoir le démantèlement du clan qui avait servi fidèlement le défunt Ahmed Gaid Salah ces dernières années. Ces sources parlent de la nécessité de mettre en place « l’alternance » pour permettre à de nouveaux commandants et décideurs militaires de bénéficier de promotions accordées sur la base de « leurs compétences » et leur  « mérite ».

Dans ce sillage, 8 généraux-majors seront, ces jours-ci, remplacés dans leurs fonctions et parmi lesquels, nous retrouvons des généraux ayant symbolisé encore et toujours l’ère d’Ahmed Gaid Salah comme le général-major Ali Akroum, responsable du département Organisation et Logistique de l’état-major général de l’Armée Nationale et Populaire (ANP).

Ce mouvements de changements va être généralisé dans les jours à venir à de nombreuses directions du ministère de la Défense Nationale et des unités de combats de l’ANP.

Cependant, force est de constater que ces changements n’auront aucun impact sur la vie quotidienne du citoyen algérien. L’Armée ne créé aucune richesse et ne gère pas des départements ministériels qui prennent des décisions névralgiques sur le plan économique et financier. En clair, ces changements de généraux ne rapportent aucune solution concrète aux problèmes sérieux de l’Algérie. Ces problèmes concernant, avant-tout, la misère sociale, le chômage et baisse des revenus en devises du pays qui provoque une paralysie économique très inquiétante pour l’avenir proche de l’Algérie.

Cette préoccupation majeure que partagent les Algéries est la priorité du moment. Et pourtant, Tebboune et ses conseillers ne semblent guère s’en soucier. Et pour cause, si les généraux « sautent » les uns après les autres, aucun ministre n’a encore bougé de son poste. Or, ces ministres sont les premiers responsables du gâchis actuel. Incapables de faire preuve de bon sens, les ministres de l’actuel gouvernement présidé par Djerrad n’ont insufflé aucune dynamique et les Algériens sont livrés à leur triste sort. Ni l’industrie nationale n’a été relancée, ni la production nationale n’a été revigorée pour réduire notre dépendance vis-à-vis des importations, ni des économies substantielles n’ont été programmées pour soulager les finances du pays, bref, l’inaction actuelle des ministres algériens et leur inefficacité sont tout bonnement étonnantes pour ne pas dire choquantes.

Une fiscalité pétrolière qui va baisser de plus de 50 %, des exportations des hydrocarbures qui ont baisser de plus de 50 %, des déficits budgétaires qui vont atteindre des records historiques, voila les chantiers urgents que doit gérer l’Algérie. Le devenir de certains généraux-majors ne contribue en aucun cas à la recherche de solutions sérieuses à cette crise systémique à laquelle l’Algérie est confrontée.

Et malgré cette situation totalement préjudiciable au Trésor Public, Tebboune et les autres décideurs du pays maintiennent ce gouvernement médiocre en place. Un choix déconcertant qui traduit la décadence actuelle de l’Etat algérien.

 

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