Aéroport d’Alger – Allache de Nouveau Devant les Juges, le Syndicat qui se Réveille et de Nouveaux Cadres Convoqués au Tribunal !

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Depuis la chute de Tahar Allache, ex PDG de la SGSISA détenu à la prison d’El Harrach suite à son procès, les événements se précipitent au niveau de l’Aéroport International Houari Boumediene.

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Une délégation de l’union syndicale locale de Dar el Beida s’est déplacé aujourd’hui au siège de la direction de la SGSIA.

Les délégués syndicaux ont remis un courrier à Layache Akacem, nouveau directeur de l’infrastructure aéroportuaire et qui ne semble toujours pas en capacité d’endosser ses responsabilités à la tête de la SGSIA.

À part les salaires, ce dernier refuse de signer tous documents administratifs et de gestion qui lui sont soumis, et qui sont nécessaires à la bonne marche de l’entreprise !

Ne maitrisant ni la fonction ni les services aéroportuaires, M. Akacem, bloqué par la peur de devoir rendre des comptes, délègue quasi toutes ses prérogatives à Omar Halis, qui fort du support et de la position de son frère Mourad Halis, Avocat, ex-Président de la chambre des notaires, ancien député FLN et Vice-Président du Parlement, gère l’Aéroport d’Alger à sa guise…

« Personne en peut voir le Directeur Akacem, même avec une demande d’audience ! Tout passe par Omar Halis » nous confirmera une employée de la SGSIA.

L’aéroport d’Alger est soumis à un strict contrôle policier depuis la mort de deux jeunes découverts dans la soute à bagage d’un avion d’Air-Algérie.

Les Employés de la SGSIA subissent les tracasseries policières qui ralentissent leurs interventions, ce qui a provoqué le courroux des compagnies aériennes étrangères qui se sont plaints aux autorités locales, et à leur hiérarchie.

Ni Layache Akacem, ni Omar Halis ne se sont indignés des conditions de travail et des humiliantes tracasseries imposées aux techniciens, ingénieurs et autres employés de la SGSIA intervenant au niveau des arrivées internationales…

Dans le courrier remis, la section syndicale de Dar el Beida confirme une information diffusée par Algériepart, à savoir que les délégués syndicaux de la SGSIA exerçaient dans l’illégalité la plus totale.

Ils ont proposé la date du Mercredi Prochain pour une assemblée générale afin de décider de l’élection des nouveaux représentants syndicaux.

La section syndicale ne souhaite pas voir les anciens délégués syndicaux, qui n’avaient plus aucun mandat depuis plus d’une année et qui avaient soutenus Tahar Allache contre les employés de la SGSIA, se représenter aux prochaines élections.

Notons que Tahar Allache doit se représenter ces prochaines heures devant la justice, après sa condamnation en première instance à 8 ans de prison pour des faits de corruption par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, d’une amende d’un Million de Dinars et de la confiscation de tous ses biens et comptes bancaires.

Selon nos sources, ce sont d’autres cadres de la SGSIA qui risquent de voir la justice prononcer un mandat de dépôt à leur encontre, à l’instar du Directeur de projet, ou du Directeur financier…

Leur sort est entre les mains des magistrats qui devront appliquer la loi dans toute sa rigueur, au regard du préjudice que l’Etat algérien a subi !

Par ailleurs, La directrice des Ressources Humaines de la SGSIA Aldjia Bellatache, le conseiller et bras droit de Tahar Allache, Chakib Berrah, ainsi que la chef de service publicité et points de vente, la très proche de Tahar Allache : Ahlam Bouzidi, sont convoqués par le tribunal de Dar El Beida pour une autre affaire.

Ahlam Bouzidi, qui a obtenu un visa Schengen espérait vite prendre l’avion, comme l’a fait Chakib Berrah avec toute sa famille, partis sur Paris quelques jours avant le procès de Tahar Allache, avant de « rejoindre le Canada ou se trouvent déjà deux ex cadres de la SGSIA ayant quitté l’Algérie… » nous indique une source interne.

C’est dire qu’il reste encore du travail à effectuer pour relancer l’Aéroport d’Alger et surtout mettre de véritables compétences à sa tête.

Sinon, dans quelques mois, on sera de retour à la case départ avec un nouveau chaos en perspective…

Faites le ménage Monsieur le Ministre !