Activités physiques, alimentation : une enquête universitaire dévoile l’impact du confinement sanitaire sur le comportement des Algériennes et Algériens

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Une étude universitaire de terrain menée par trois chercheurs de l’Université d’Oran a planché sur les conséquences du confinement sanitaire pratiqué à plusieurs reprises pendant la pandémie de la COVID-19, à savoir de 2020 jusqu’à 2021, sur le comportement des Algériennes et Algériens. Et cette enquête nous apprend énormément d’enseignements précieux sur les dégâts sociaux et sanitaires provoqués par le confinement sanitaire. Les résultats de cette étude universitaire ont été tirés à partir de l’analyse des réponses d’un sondage réalisé sur un échantillon représentatif de la population algérienne. 

Cette enquête nous apprend ainsi que 24 % des Algériens ont contracté la COVID-19 pendant la période du confinement sanitaire. 37 % ont déclaré un gain de poids, alors que 26 % ont rapporté une perte de poids, 29 % un maintien de leur poids et 13 % ne savaient pas s’il y a eu un changement de leur poids.

Pour les activités physiques, la même enquête souligne que 19 % des Algériens ne pratiquent pas d’activité physique pendant le confinement, contre 26 % avant le confinement. Cependant, à en croire les résultats de la même étude, le pourcentage des participants qui pratiquent une activité physique tous les jours a augmenté pendant le confinement (34 %) comparé à celui avant le confinement (13 %). La même source révèle aussi que pendant le confinement, 45 % des Algériens ont passé plus de cinq heures par jour à l’ordinateur pour leurs études ou le travail, contre 17 % avant le confinement et 54 % ont passé plus de cinq heures par jour sur des écrans pour le divertissement contre 13 % avant le confinement.

Les trois chercheurs de l’Université d’Oran ont constaté à la suite de leur enquête de terrain que le confinement sanitaire a chamboulé les habitudes alimentaires » malsaines » des Algériennes et Algériens.  Preuve en est, le pourcentage de celles et ceux qui sautaient des repas a diminué, passant de 68 % avant le confinement à 35 % pendant le confinement. « La prise du petit déjeuner est notée chez 56 % des participants avant le confinement contre 67 % pendant le confinement. Une augmentation du nombre de participants consommant principalement des repas faits maison pendant le confinement (90 %) et une réduction importante de ceux consommant principalement la restauration rapide (4 %) sont observées », fait observer enfin cette enquête très instructive et enrichissante.