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jeudi, février 2, 2023

Absurde mauvaise gestion des infrastructures sportives en Algérie : pourquoi Djamel Belmadi a totalement raison

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C’est un coup de gueule qui suscite une énorme polémique en Algérie depuis plus de 24 heures. Une polémique qui en dit long sur un autre volet des dégâts catastrophiques provoqués par la mauvaise gouvernance qui étouffe en ce moment l’Algérie  : l’état déplorable et humiliant des infrastructures sportives dans le pays. Le sélectionneur de l’équipe nationale de Football, Djamel Belmadi, a véritablement secoué le cocotier hier mercredi 1er septembre en criant tout haut ce que de nombreux sportifs pensaient tout bas : l’Algérie n’a pratiquement aucun stade de football conforme aux exigences internationales et aux normes en vigueur dans ce sport roi considéré comme une véritable vitrine du développement d’un pays.

« Je ne pense pas qu’il y ait un mot plus approprié pour qualifier cette situation. Pour moi, ce n’est ni plus ni moins qu’un acte de sabotage » a affirmé ainsi le sélectionneur national Djamel Belmadi en conférence de presse d’avant-match, tenue mercredi au Centre technique de Sidi-Moussa (Alger) en s’exprimant sur  la dégradation de la pelouse du stade Mustapha Tchaker de Blida, qui doit abriter ce jeudi soir la première journée des qualifications au Mondial 2022, entre la sélection algérienne et son homologue djiboutienne.

« Après notre décision de disputer les éliminatoires de la Coupe du monde au stade Tchaker, d’importants travaux ont été entrepris au niveau de cette enceinte, pour qu’elle soit parfaitement aux norme exigées, car là, faut-il le souligner, c’est la Fifa qui inspecte les lieux et qui accorde l’homologation. Au mois de juin, tout semblait aller pour le mieux, mais seulement deux mois plus tard, l’état du terrain est devenue pitoyable » a-t-il regretté.

Belmadi a déclaré avoir aussitôt cherché à obtenir des explications, mais d’après lui, les justificatifs qu’il a reçus n’étaient pas du tout convaincants, et frisaient même le ridicule.

« J’ai discuté avec le responsable chargé de l’entretien de la pelouse et il m’a expliqué qu’il n’a pas fait son travail parce qu’il n’avait pas signé une convention avec la Wilaya. J’étais tellement dégouté que je n’ai pas cherché à en savoir davantage » a-t-il ajouté.

Le sélectionneur national a assuré qu’il avait bien pesé ses mots en qualifiant cet acte de « sabotage », car selon lui, il n’est pas normal qu’une pelouse puisse autant se dégrader en si peu de temps.

« On parle de problèmes de champignons. On dirait qu’il n’y a que chez nous que ces champignons existent. Même le problème du climat n’est pas un argument valable, car je vis au Qatar, un pays où il fait 50 degrés à l’ombre et leurs trente stades sont tous impeccables. Alors, qu’on ne vienne pas me chanter n’importe quoi » a-t-il martelé.

Visiblement très déçu, Belmadi a tenu a rappeler que la chaine est composée de plusieurs maillons, et que chacun d’entre eux doit mener à bien la mission qui lui incombe pour que le succès soit au bout. « Le jour du match, le terrain est le principal outil de travail pour les joueurs. Sans cela, ils ne pourront pas développer convenablement leur jeu, même s’ils sont bien préparés et animés par la meilleure volonté du monde. Si nous nous faisons notre travail du mieux que nous pouvons, les autres maillons de la chaine doivent suivre, et faire de même, car sans cela, nous pourrons pas y arriver » a-t-il tenu à faire savoir.

Interrogé sur le fait de ne pas avoir cherché à transférer la domiciliation dans un autre stade, qui dispose d’une meilleure pelouse, Belmadi a assuré qu’il aurait bien voulu, mais « pour aller où ? ». « Le stade du 5-juillet est en travaux, tout comme le stade d’Oran, où on fait du Barbecue. Je pense que l’idéal aurait été qu’on s’en tienne à ce qui était prévu : maintenir le stade de Blida dans un état optimal. Mon principal regret, c’est qu’il n’y ait pas de constance dans le travail. On retape un terrain le temps d’un match, ou le temps d’une date Fifa, mais après ça, c’est le néant. Non, il faut qu’il y ait une constance, et une régularité dans le travail » a-t-il insisté.

Face à ce coup de gueule remuant de Djamel Belmadi, aucun haut responsable du gouvernement algérien n’a eu le courage de réagir pour fournir des explications. Au ministère des Sports comme au plus haut sommet de l’Etat, pas un seul dirigeant n’a osé prendre la parole pour répondre à Djamel Belmadi ou pour lui fournir des assurances. Ce silence s’explique par un problème profond qui ne date pas d’aujourd’hui. L’Algérie est incapable de se doter d’infrastructures sportives de qualité car elle peine encore à se former dans la maintenance et entretien de ces enceintes sportives. En plus, le pays manque cruellement de stades de football conformes aux normes mondiales exigées pour l’excellence et la modernité des équipements abritant les compétitions du sport le plus populaire au monde.

Notre pays est même dangereusement déclassé sur le plan africain. Au début du mois de mai dernier, la Confédération africaine de football (CAF) a publié un rapport accablant sur l’état des infrastructures sportives en Afrique. Réalisée par la CAF elle-même, l’enquête présentée début mai révèle que 22 pays ne disposent pas de stade aux normes internationales. Cette enquête révèle aussi que sur la liste des stades homologués sous analyse, seuls l’Afrique du Sud avec 13 stades, l’Egypte et le Nigeria avec sept stades chacun, le Maroc avec six et le Cameroun avec cinq, tiennent réellement leurs rangs si on prend seulement les pays ayant remporté au moins une fois la CAN.

Comme Zambie et le Ghana, l’Algérie compte uniquement deux stades homologués et jugés capables d’accueillir des matchs internationaux programmés par la FIFA ce qui n’est guère honorant pour un pays de la taille de l’Algérie, considéré comme le 4e pays le plus riche du continent africain, mais qui dispose à peine de deux stades capables d’accueillir des matchs internationaux de football. Cette enquête de la CAF révèle ainsi l’énorme retard accusé par l’Algérie concernant la réalisation ou gestion des stades de football et autres infrastructures sportives connexes.

Avec seulement deux stades validés par la CAF, l’Algérie est en danger car cela signifie qu’elle n’est pas capable d’assurer la maintenance nécessaire de ses propres infrastructures. Et à ce rythme, l’Algérie risque de se retrouver sur la liste des pays suspendus faute de bons stades ou de stades dans un état plus au moins correct pour accueillir des matchs.  le 03 mai dernier, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé la suspension de 21 stades africains pour cause de non conformité aux normes internationales.

Parmi les critères d’homologation d’un stade de football exigés, la CAF avait listé 17 critères à respecter. La première exigence minimale demandée par la CAF à ses associations membres pour obtenir l’homologation porte sur la qualité du terrain de jeu.

Pour l’instance faîtière du football africain : « Le terrain de jeu doit être absolument lisse et à niveau. Il doit être en gazon naturel ou en gazon artificiel et en parfait état. S’il est en herbe naturelle, un système d’arrosage efficace doit être prévu pour une utilisation par temps sec, de même qu’un système d’entretien de l’herbe et de tonte à ras. En cas de gazon artificiel, fournir un certificat de terrain de la FIFA qui ne doit pas être daté de plus de 2 ans, » a officiellement communiqué la CAF, le 1er avril dernier à toutes les associations membres. Désormais, pour accueillir des matchs, les équipes concernées doivent disposer d’un terrain conforme à cette première norme fixée.

Si l’Algérie ne fait les efforts nécessaires pour se conformer à ces exigences, l’équipe nationale de football risque dans un futur proche de disputer ses propres matches à l’étranger faute de stades homologués sur le territoire national. Ce qui sera le comble de l’humiliation pour un pays de l’envergure de l’Algérie.

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5 COMMENTS

  1. La verite c’est que on ne sait meme pas gerer une pelouse en gazon naturel de stade. Il n yas pas un stade en Algerie avec une pelouse digne de ce nom malgres les 5 instituts et ecole d’agronomie du pays, Chercher ou est le probleme

  2. C’est maintenant qu’il se réveille , c’est maintenant qu’il s’aperçoit qu’on a pas de stade , jamais aucun ministre du sport n’a jamais été inquiété pour le détournement des fonds pour la construction des stads ,et même les dirigeants de la FIFA continuent a dormir tranquillement, demandez a Raourara combien il a détourné de milliards , au début ils ont fait semblant de le juger et maintenant plus rien.

  3. Avant de parler des problèmes, il faut déjà avoir une équipe nationale.
    Un seul joueur joue en Algérie, et il est troisième gardien.
    Les autres joueurs ont étés formés à l’étranger soit sont partis parfaire leurs formation ailleurs.
    Après celà One Two Three !!!!

  4. @Loco/Balou Oulid El Kahba, infra-humain, esclave appartenant au maitre homosexuel du Maroc, infra-humain qui se fait baise’ par les chiens de garde sioniste,

    Est-ce que les infra-humains, esclaves consentant appartenant au maitre homosexuel du Maroc ont une equipe de foot?
    Ou peut-etre les chiens de garde sioniste vont leurs preter quelques chiens sioniste pour jouer!

  5. Grâce à un Article d’El Watan, Belmadi et la dictature de la Doxa, 5/09
    L’opinion bascule contre lui, # fini le gagnant de la CAF, c’est l’homme qui vient de la France, qui sert l’ennemi historique dans ses desseins contre l’Algérie, un suppot du néocolonialisme,…
    Ce n’est pas bon de critiquer en Algérie !