A Quelques Jours du Hirak, Djillali Mehri pousse un Citoyen Algérien à Marcher Vers la Présidence !

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Algeriepart a publié, depuis l’année 2017, de nombreux articles sur le conflit opposant le collectif des habitants de l’immeuble du 11 Bd de la Soummam à Oran, au milliardaire algérien Djillali Mehri.

Alors que ce dossier est resté sans suite et a été même aggravé par une étrange complaisance, le citoyen Sid Ahmed Souissi a entamé une marche depuis Oran en direction du siège de la Présidence de la République dans la capitale Alger, afin de défendre son droit et demander l’application des décisions de justice restées inappliquées.

Lanceur d’alerte et membre du bureau d’Oran de la LADDH, M. Souissi a été maintes fois harcelé par le gérant de la SIFFAN, société relevant de l’empire de Djillali Mehri et revendiquant la propriété de l’immeuble du 11 Bd de la Soummam, objet d’un imbroglio judiciaire vieux de vingt-cinq ans !

Sid Ahmed Souissi 

Par cette marche solitaire débutée le 10 Février 2022, M. Souissi entend ainsi attirer l’attention des pouvoirs politiques et informer la Présidence de la République de son cas et du cas de l’ensemble des habitants de l’immeuble n° 11 rue Soummam, menacés d’expulsion depuis 2006 par la société française SIFFAN rachetée par l’ancien député proche de Hamas Djillali Mehri.

 

Personnage très influent et controversé, Djillali Mehri a été clairement désigné par la radio publique suédoise, Sveriges Radio (SR), qui avait annoncé, le 21 novembre 2009, que le numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile, ERICSSON, aurait versé des pots-de-vin à des hommes politiques à la fin des années 1990, afin de remporter des contrats.

Parmi les personnes citées dans cette affaire de corruption, on retrouve l’ancien membre du Parlement algérien, Djillali MEHRI, qui avait signé un accord d’agent, représentant l’équipementier de télécommunications ERICSSON en Algérie.

Rappelons que Djillali Mehri a utilisé le bâtiment objet du litige comme hypothèque, dans le but d’obtenir un prêt de 530 Milliards de centimes.

L’unique acte de propriété présenté par Mr MEHRI pour ce bien date de l’année 2011, et son évaluation s’élevait alors à 50 milliards de centimes.

Cette hypothèque lui a pourtant permis d’obtenir deux prêts, en 1998 de 180 milliards de centimes et un second de 350 Milliards de centimes en 1999…

N’est-il pas surprenant que, dès 2006, Djillali Mehri s’est attelé à expulser de paisibles citoyens de leurs logements sous prétexte que le bâtiment lui appartiendrait, alors que l’acte de propriété présenté aux banques date de 2011, soit 5 ans plus tard ?

Si M Souissi a eu recours à cette forme de protestation c’est, affirme-t-il « parce que je suis contre l’usage de la violence et des atteintes aux personnes. J’ai épuisé toutes les voies légales pour invalider la décision d’expulsion qui m’a été notifiée par procès-verbal, alors même que le bâtiment dans lequel j’ai grandi appartient à l’Etat algérien, comme en témoignent tous les documents que nous avons remis à chacun des organes administratifs et judiciaires, y compris ceux que nous avons déposés au cabinet des ministres de la justice, y compris l’actuel ministre de la justice ».

Le différend qui oppose les habitants de l’immeuble n° 11 rue Soummam à Oran a débuté au milieu des années 90, lorsque la société SIFFAN, basée en France et propriété d’un citoyen français, avait prétendu que l’immeuble a été transféré par un contrat notarié enregistré en France, au profit d’un homme d’affaires algérien à double nationalité.

Selon nos informations, des représentants de la société SIFFAN ont proposé des sommes d’argent dérisoires au vu de la valeur du bien occupé par certains habitants de l’immeuble du 11 Boulevard de la Soummam à Oran, sans caution ni autres documents, afin qu’ils quittent leur appartement ! Tous n’ont pas adhéré à cette démarche.

Arrivé hier dans les environs de la ville de Relizane, Sidi Ahmed Souissi, accablé par une fatigue extrême, a été hébergé par des citoyens sensibles à sa démarche et solidaire de son combat pour dénoncer la Hogra.

Soulignons que les différentes plaintes portées par Monsieur Sid Ahmed Souissi contre Djillali Mehri, notamment celle portant sur le faux et usage de faux, le détournement de biens publics et pour violation de cabinet d’avocat, n’ont jamais connues des suites favorables. Mais cela n’a pas découragé le citoyen algérien !

« Je remercie tous ceux qui m’ont aidé et tous ceux qui m’ont soutenu aujourd’hui parmi les honorables citoyens, et merci à mes frères Nordine Tounsi et Lahcen Bourbei » a déclaré Sid Ahmed Souissi avant de reprendre sa marche.

Comment ne pas être solidaire avec ce citoyen qui lutte, seul, contre un puissant homme soutenu en haut lieu, et contre un appareil judiciaire aux ordres, qui nie le droit aux faibles ?

Comment croire en cette Algérie nouvelle, alors que rien n’a véritablement changé depuis le premier Hirak ? Faudra-t-il nous préparer comme Sid Ahmed Souissi à remarcher pour nos droits et notre dignité ?

La balle est dans le camp des décideurs, à quelques jours du 22/02/2022 !

1 COMMENT

  1. Longue vie à Bouteflika et son frére de combat Boumedienne , les pères du pays depuis sa création en 1962, qui ont instauré les solides bases de l’Algérie , en éliminant les traitres ( comme Chaabani Boudiaf et autres) et en donnant le plein pouvoir aux glorieux militaires patriotes (comme Belkhir et Nezzar) , et longue vie aussi aux 6 millions 532 302 des chouhadas.
    TEBBOUNE et CHENGRIHA ont pris le flambeau des 2 pères de L’ALGERIE .