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jeudi, février 2, 2023

5e jour de grève à Algérie Poste et le versement des salaires des policiers est compromis

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La grève reconduite pour le 5e jour d’affilée à Algérie Poste. Ce samedi 17 avril, de nombreux bureaux de Poste ont été entièrement paralysés et leurs guichets entièrement fermés et ce dans plusieurs wilayas stratégiques. A Alger, Constantine, Annaba, Batna, Béjaia, Blida, Djelfa ou Sétif, la grève a été largement suivie par les employés d’Algérie Poste. Selon plusieurs sources bien introduites au sein de la direction générale d’Algérie Poste, plus de 13000 travailleurs ont adhéré à cette grève spontanée depuis le premier jour et ce nombre ne cesse d’augmenter. Dans certaines wilayas, le taux de suivi de la grève a dépassé les 60 % au sein des bureaux de Poste. 

Cette forte mobilisation suscite une véritable panique au sein de tout le gouvernement algérien. Et pour cause, à partir de demain le 18 avril, les policiers et membres des forces de sécurité sont censés recevoir leurs salaires comme à chaque mois via leurs comptes CCP. Cependant, la grève des postiers a immobilisé les plus importants bureaux de Poste dans les wilayas les plus peuplées du pays. A ce titre, le versement des salaires des policiers et autres agents des services de sécurité est tout simplement compromis.

Or, le pouvoir algérien veut à tout prix éviter ce scénario catastrophique car si les policiers ne perçoivent pas leurs salaires, le régime algérien sera exposé à une situation très périlleuse. En effet, il risque de perdre le précieux soutien des membres des forces de sécurité au moment où il s’appuie fortement sur les corps constitués pour neutraliser le Hirak et contrôler la rue qui réclame chaque semaine le changement démocratique à travers des marches populaires et des manifestations ponctuelles.

Pour ne pas se retrouver dans un tel pétrin, le gouvernement algérien recourt à la menace et muscle son discours. Des huissiers de justice ont été dépêchés au niveau de plusieurs bureaux de Poste pour remettre des convocations judiciaires aux grévistes. Dans d’autres wilayas, ce sont les services de sécurité qui ont tenté tout bonnement d’intimider les postiers en grève pour les contraindre à reprendre le travail. Mais face à ces violentes tentatives de briser leur grève, les travailleurs d’Algérie Poste demeurent déterminés et solidaires. Les grévistes arborent un seul mot d’ordre : « je ne suis pas une machine, mais un être humain » ! Cette pancarte a été accrochée à tous les bureaux de Poste fermés par les grévistes dont les principales revendications sont toujours insatisfaites.

Les grévistes réclament effectivement la revalorisation de toute la grille des salaires, une augmentation des salaires d’au moins 30 %, le renouvellement de la convention collective et la réintégration des employés suspendus par la direction générale d’Algérie Poste. Le bras-de-fer risque de durer encore plusieurs jours car le gouvernement répond aux postiers par des menaces et des intimidations. Ce qui ne manque pas d’aggraver les tensions et de renforcer la colère des grévistes plus que jamais déterminés à aller jusqu’au bout de leur combat pour de meilleures conditions socio-professionnelles.

 

 

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1 COMMENT

  1. Grève légitime et qui doit aboutir.
    Ne vous laissez pas bouffer par « les démons Harkas « qui ont bien entamé les juristes sans honneur de ce pays qui ont vite retourné leurs vestes.
    Ont à ceux qui pour du cachir caviar ont abandonné le peuple.
    Personne n’est indispensable hormis le Peuple.