56 % des entreprises algériennes prévoient de licencier des employés pour baisser leurs effectifs

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C’est un chiffre qui fait froid dans le dos. C’est, surtout, un chiffre qui démontre la gravité de la situation économique et financière actuelle en Algérie que le gouvernement et ses dirigeants ne cessent de relativiser au point de sombrer dans l’inconscience. Pas moins de 56 % des entreprises algériennes prévoient de licencier des employés pour dégraisser leurs effectifs en raison de l’impact de la crise sur leurs activités économiques. 

C’est ce qui ressort des résultats de l’étude sur les perspectives de recrutement 2022 réalisée par eTalent, un cabinet de conseil en ressources humaines et spécialiste en recrutement, filiale du groupe Emploitic, la première plateforme dédiée à l’emploi et au recrutement en Algérie. Cette étude nous apprend ainsi qu’au moins 14 % des PME algériennes prévoient une baisse ou une décroissance de leurs effectifs. 19 % des grandes entreprises se  sont inscrites aussi durant ce premier semestre de l’année 2022 dans cette perspective de dégraissage des effectifs à travers le licenciement des employés ou le non-renouvellement des travailleurs sous Contrats à Durée Déterminée (CDD).

Il est à noter que les PME et grande entreprise sont respectivement des sociétés employant des personnes de 50 à 250 personnes environ pour la première tandis que la seconde peut compter un effectif allant jusqu’à 5000 salariés.

Mais ce sont les Très Petites Entreprises (TPE), des entreprises de faible taille employant moins de 10 salariés et avec un chiffre d’affaires annuel limité, qui souffrent davantage des conséquences désastreuses de la crise puisque au moins 23 % des TPE algériennes prévoient de réduire leurs effectifs dés les premiers 6 mois de cette année 2022.

Ces résultats confirment le risque élevé de faillite de nombreuses entreprises algériennes en raison de leur incapacité à résister à la récession économique dont souffre grandement l’Algérie que les dirigeants du pays continuent de « vanter » une relance qui n’existe que dans leurs têtes. Les acteurs économiques nationaux vivent, et subissent, une toute autre réalité. Une réalité beaucoup plus amère que les fantasmes propagés par la propagande officielle du régime algérien.